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Je lis ce matin dans le journal du centre qu’un nouvel antisémitisme prospère en France. Mais ce que ne précise pas assez l’enquête de l’ifop qui a inspiré cet article, c’est que cet antisémitisme-là n’a plus rien à voir avec celui qui prévalait avant et pendant la seconde guerre mondiale, voire un peu après avec les boutades un tantinet provocatrices du menhir Breton et son affligeant « Durafour-crématoire ». Dans une interview récente, Jean Marie Le Pen, à pris fait et cause pour le Hamas et contre la riposte disproportionnée des Israéliens faisant plus de 2000 morts pour, je le cite : « quelques roquettes insignifiantes s’écrasant sur je ne sais quel terrain vague sans faire de victime ». Moyennant quoi, il faut reconnaître que, sur ce plan, il n’avait pas tort. Même si le vieux chef historique du Front National conserve vis-à-vis des Juifs une méfiance de bon aloi pour satisfaire sa vieille garde de grognards boitillants, il les trouve désormais plus que fréquentables et il a même son juif de service en la personne du réalisateur Serge Moati qui dans son film « Adieu Le Pen » s’attendrit sur le personnage.

Moati avait rencontré le capo du FN, il y a 25 ans, alors qu’il tournait un documentaire sur l’antisémitisme. Depuis, ils ne se sont plus quittés. Ils se parlent, ils se tutoient, ils s’aiment ? Freud aurait parlé de fascination-répulsion, même si la fascination l’emporte sur la répulsion. On pense évidemment à un cas de syndrome de Stockholm, le prisonnier sympathisant avec son geôlier, sauf que Moati s’enferme lui-même dans ce huis clos affectif avec Le Pen. Aucune contrainte, un choix assumé, note la journaliste Annette Lévy-Willard du quotidien Libération.

Non ! Les vrais antisémites aujourd’hui, en France, sont avant tout des Français d’origine arabe, en un mot, des musulmans. Et pourquoi le sont-ils ? Parce qu’ils se sentent beaucoup plus arabes que Français et qu’ils importent le conflit israélo-palestinien sur notre territoire. Cela étant précisé les Juifs de France ont tendance à faire de même. Toutefois, comme ils sont beaucoup moins nombreux que les premiers, leurs activistes se spécialisent dans l’autodéfense, plutôt que dans l’attaque. Soyons clair, le vrai problème chez nous, c’est ce maudit communautarisme qui cristallise aujourd’hui sur le sol national des haines venues d’ailleurs. Il faut savoir que n’importe quel citoyen français d’origine juive peut du jour au lendemain obtenir un passeport israélien, se muer en colon sioniste et aller s’installer avec des aides substantielles d’Israël dans les nouveaux territoires. Il faut savoir également que nos jeunes Maghrébins bénéficient aussi d’une double nationalité ou peuvent l’acquérir très facilement. Toute l’ambiguïté vient de là. L’antisémitisme de Papy fait parti de l’histoire ancienne comme le confirme Moati dans un livre de dialogue sorti chez Flammarion :

«Jean-Marie… Je te quitte en pleine "fournée". Toujours une question de mots et de maux. Je suis en colère. Et triste, oui, un peu. Nous avons vieilli ensemble, toi mon "facho", moi ton "copain", ton "copain juif" de surcroît. Alors, il ne me reste plus qu’à te dire adieu.»

À la différence des nazis, qui n’osaient tout de même pas se réclamer de lui, c’est au nom du Tout-Puissant, que les racistes d’aujourd’hui commettent leurs atrocités. Puissent nos enfants échapper à ces séides de Dieu. Les seuls qui, sur l’hexagone, n’ont pas de patrie de rechange eh bien, ce sont les français de souche et le vrai grand danger, c’est que la peur leur fasse perdre un jour la raison. Pour garder le cap : une seule solution !

Viva la revolucion. Viva !

Mon ami le "facho"
Mon ami le "facho"
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