Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Si le Moyen-Orient est en proie au chaos, si des fous d’Allah y sèment la terreur, si de jeunes enfants d’émigrés de nationalité européenne partent les rejoindre pour mener le djihad dans l’espoir fou d’une renaissance islamique qui dominerait le monde, à qui la faute ? Tout d’abord à l’intolérance et aux persécutions dont ont été victimes les israélites d’Europe au cours des siècles ; deuxièmement aux sionistes qui, en réponse aux pogroms perpétrés dans l’Empire russe et chez nous à l’affaire Dreyfus, ont propagé l’idée que la seule solution pour les Juifs était de retourner dans la terre promise que les Hébreux, fuyant l’Égypte, avaient eux-mêmes conquise en 1493 avant JC, chassant les vaincus d’alors, Cananéens et Philistins, sur les sols les plus ingrats. C’est paradoxalement Hitler qui ancrera chez les survivants de l’holocauste l’idée qu’il n’y aurait jamais de salut pour les pratiquants du judaïsme tant qu’ils ne posséderaient pas une patrie bien à eux où ils pourraient prier Yahvé, Dieu, en toute liberté et se défendre à l’avenir contre toutes persécutions perpétrées à leur encontre. Les Britanniques qui exerçaient alors un mandat sur la Palestine depuis la fin de la Première Guerre mondiale, ont vaguement tenté de freiner l’irréversible mouvement et de réprimer l’Irgoun et le Stern. Ces deux organisations terroristes sionistes refusaient l’idée la plus équitable d’une Palestine binationale co-gérée par les Juifs et les Musulmans, à l’instar du Liban voisin où, à l’époque, Druzes, Chrétiens, Chiite et Sunnites se partageant la gouvernance du pays, vivaient en bonne intelligence. Après l’attentat contre l’hôtel King David et l’affaire de l’Exodus, à l’instar de Ponce Pilate, Clement Attlee, Premier ministre de sa gracieuse majesté, s’empressa de confier à l’ONU le soin de trancher la question. Or, en 1947, bien des États, aujourd’hui indépendants, étant sous tutelle coloniale, n’avaient pas droit de siéger aux Nations unies et les partisans de la création d’Israël l’emportèrent haut la main, ce qui, de toute évidence, ne serait pas le cas aujourd’hui. Depuis lors, cette greffe imposée par la raison des plus forts provoque des rejets de plus en plus dommageables. Il y eut la guerre de 1948, de 1956, de 1967, de 1973 se soldant à chaque fois par la défaite des Arabes et des exodes massifs de populations allant s’entasser dans des camps de réfugiés, en Jordanie, en Syrie, au Liban, en Egypte. Ces afflux d’éléments allogènes déstabilisèrent gravement les pays d’accueil soudain confrontés à une résistance palestinienne armée, voulant agir à sa guise. Il y eut le « septembre noir » de Jordanie où l’OLP d’Arafat vaincue par les bédouins du roi Hussein se réfugia au Liban. Le fragile équilibre démocratique du Pays du cèdre ne résista pas à ce déferlement de fedayins qui le fit imploser. S’ensuivirent des guerres et des massacres interconfessionnels durant plus de 25 ans. Et pendant ce temps, sourd aux résolutions de l’ONU, Israël refusait de rendre les territoires occupés par ses troupes durant les différents conflits, et systématisait les colonisations illicites. De laïque, voire marxiste jusqu’à l’effondrement de l’Union Soviétique, une partie de la résistance palestinienne, sous l’influence de prêcheurs intégristes venus d’Égypte et du Golfe, vira, hélas, au fanatisme religieux. Comment ne l’eût-elle pas fait ? La partialité des grandes puissances, leur refus de contraindre Israël à l’obéissance, la plongèrent dans un sentiment de déréliction qui laissait grande ouverte la porte aux propagandistes d’Allah. Là où Marx et Lénine avaient échoué, Dieu, le dieu tout puissant et miséricordieux de l’islam, allait réussir. Et aujourd’hui cette terrible réalité a fait tache d’huile. C’est tout le Moyen-Orient qui s’est embrasé, l’ensemble du monde musulman qui est en crise et l’Occident qui commence à être gangrené. Il serait temps d’y voir clair, de taper du poing sur la table et de contraindre l’Etat sioniste à reculer dans ses frontières d’origine. C’est à ce prix, je crois, que le djihad s’éteindra enfin et que les musulmans retrouveront peut-être la paix intérieure.

Ô Jérusalem !
Ô Jérusalem !
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :