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Victoire ! θρίαμβος !

Syriza et Alexis Tsipras ont raison. La dette, je m’en étais déjà ému sur FB, est une monstrueuse escroquerie. Avant la loi Pompidou-Giscard de 73 qui interdit à la Banque de France de prêter de l’argent sans intérêt à l’État, et qui du même coup interdit à l’État de battre sa propre monnaie, celui-ci s’est retrouvé irrémédiablement piégé. À titre d’exemple : avant quand il empruntait 100 euros, il remboursait 100 euros le moment venu. Depuis quand il emprunte 100 euros à 3% il doit rembourser 103 euros. Néanmoins, comme l’argent qu’il a emprunté n’a pas été replacé ailleurs à un taux plus élevé et simplement dépensé pour les besoins du pays, il ne dispose pas des trois euros d’intérêt qu’on lui réclame. Pour pouvoir les rembourser, il se trouve dans l’obligation de les réemprunter. Ce n’est donc plus 103 euros qu’il devra rembourser par la suite mais 103 +3, donc 106. Ça va ensuite passer à 109, puis 112 etc. Vous voyez le processus. Avec les traités de Maastricht ( article 104) et de Lisbonne (art 123) cette interdiction fut étendue et confortée au niveau de l’Union Européenne. Les banques peuvent dire un grand merci à l’ancien gouverneur de la banque Rothschild, Georges Pompidou. Le pouvoir est désormais dans leurs mains. Or quand la puissance publique renonce à son devoir de protéger l’intérêt général, la démocratie, au sens étymologique du terme, est morte. Il n’est donc pas surprenant que ce soient les Grecs, inventeurs de ce mot merveilleux qui aujourd’hui se battent pour la faire revivre. Victoire! Qu'importe ce qu'il adviendra plus tard. C'est la victoire du rejet de l'austérité. Les riches sont de plus en plus riches et pour qu'ils soient sûrs de le rester, n'ayant plus rien à essorer chez les pauvres, ils sont passés aux classes moyennes et après ils s'essoreront entre eux. C'est la loi de ce système cannibale qu'est le capitalisme. Les Grecs viennent de dire Non! Moi, une Europe qui contraint les peuples à se serrer la ceinture pour rembourser les financiers spéculant sur les dettes des états, je n'en veux pas. A une Europe teutonique qui marche au pas cadencé de la haute finance, moi aussi je dis merde. Cette victoire ne sera peut-être qu'une victoire à la Pyrrhus. Qu’importe ! Elle me met du baume au cœur et comme je sais que je ne verrai pas de mon vivant le grand soir auquel j'aspire, je ne vais pas bouder ma joie, quand bien même serait-elle éphémère.

VIVAAAA Hellas ! efkaristo poly. στώ πολύ

Viva la révolution. Viva !

Victoire ! θρίαμβος !

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