Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Au pied de mon arbre...

Netanyahou, le pire des ripoux. Il vient en France et profite d’un attentat terroriste pour encourager les Français de confession juive à émigrer en Israël où, selon lui, ils se sentiront plus en sécurité. Étrange notion de la sécurité ! Il est vrai que daech, au lieu de voler au secours des Palestiniens, encore dépossédés de leur terre au profit de nouveaux colons juifs, préfère s’en prendre aux populations arabes de la région. Depuis l’existence de ce califat sanguinaire, l’État sioniste connaît une tranquillité surprenante. Le même Netanyahou se permet d’aller au Sénat américain exhorter les élus républicains à faire montre d’une fermeté inébranlable à l’encontre de l’Iran, pendant qu’Obama, à Genève, négocie avec les délégués de ce pays un accord sur le nucléaire. C’est dire si le lobby sioniste est puissant outre-atlantique pour que ce trublion puisse torpiller les discussions en cours et infliger un tel affront au président de l’Union, sans déclencher une crise diplomatique. Bon, je ne vais pas épiloguer sur ce sujet et préfère aborder un autre problème, bien plus grave pour l’humanité qui, depuis qu’elle a dominé toutes les autres espèces vivantes, se croit invincible.

Au pied de mon arbre...

Plus de 30 000 hectares d’oliveraies sont contaminés par la xylella fastidiosa dans le bas Salento, qui va de Gallipoli au Cap de Santa Maria di Leuca, dans les Pouilles italiennes et cette contamination est en train de faire tache d’huile, c’est le cas de le dire. Si l’on ne parvient pas à l’enrayer, dans 20 ans tous les oliviers auront disparu du pourtour méditerranéen. Vous êtes vous déjà imaginé ce que serait notre monde sans les oliviers ?

Même problème avec les platanes victimes d’un chancre coloré dû au cératocystis platani un champignon devenu mortel pour ce bel arbre à l’ombre duquel il fait si bon se détendre avec un verre de rosé bien frais ou en jouant à la pétanque. Eh bien, dans 30 ou 40 ans, lui aussi aura peut-être été rayé de la biosphère.

Quant à la cochenille (Cryptococcus fagisuga), elle est en train d’affaiblir les grands et vénérables hêtres qui peuplent nos forêts. Ces minuscules insectes suceurs créent des milliers de microblessures dans leur écorce qui servent de porte d’entrée à des champignons pathogènes dont le Neonectria faginata, un tueur invisible qui est déjà à l’œuvre un peu partout. Que serait une terre sans hêtre ?

N’oublions surtout pas les ormes, autres vénérables qui enchantaient nos campagnes. Les trois quarts d’entre eux ont déjà été anéantis par le Scolytus scolytus, un coléoptère vecteur de l’Ophiostoma ulmi, un champignon funeste qui, se nichant entre l’écorce et l’aubier, finit par empêcher la circulation de la sève vitale. J’ai vu mourir sous mes yeux plusieurs de ces géants qui avaient des troncs larges de plus d’un mètre et cela me serrait le cœur.

Au pied de mon arbre...Au pied de mon arbre...

Je ne comprends pas que nos médias se bornent à constater ces désastres écologiques sans s’interroger sur ses vraies raisons. Les parasites que je viens de citer ont toujours existé, mais jusque-là, les végétaux qu’ils colonisaient étaient suffisamment forts, suffisamment immunisés pour se guérir eux-mêmes. Ce n’est, hélas, plus le cas. On oublie trop souvent que les arbres sont des êtres vivants qui, comme nous, souffrent des pollutions qu’on leur inflige. Croyez vous que les pesticides, les fongicides, les excès de dioxyde d’azote, de soufre, de solvants, de métaux lourds ne les atteignent pas ? Nous serions donc les seuls à être victime de nos propres souillures ? Les seuls à crever prématurément de cancers, de bronchites chroniques, d’asthme ? Hélas non ! Nous entraînons dans notre dégringolade toute la faune et la flore qui nous entoure. Il faudra des millions d’années à la terre pour parvenir, peut-être, à réparer les dégâts causés par le bref passage de l’humanité qu’elle a engendré et passionnément aimé. Si elle n’y arrive pas, elle se muera peu à peu comme Mars, en planète morte. Pourtant, quel paradis elle aura été au regard des premiers hommes qui, sur le pas de leurs grottes ornées de fresques animalières, contemplaient émerveillés ses aurores et ses couchers de soleil. Maintenant qu’elle s’est laissé entièrement subjuguer par les funestes créatures que nous sommes devenues au fil du temps, c’est à ses révoltes que nous allons être confrontés.

PS : ne parlez surtout pas à Cécile Duflot de la xylella fastidiosa, le parasite de l’olivier. Elle va croire que vous l’insultez. Quant à Netanyahou, le pire des ripoux, ce qui me rassure, c’est qu’il n’empêchera pas Israël d’échapper à l’apocalypse finale. Idem pour cet Al Baghdadi, qui pense que le monde n’existait pas avant l’arrivée de Mohamed. Nom de dieu ! L’aveuglement des hommes n’a plus de limite !

Au pied de mon arbre...
Au pied de mon arbre...
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :