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Pas de « Royal Président »  mais un « Royal Baby »

Encore un royal baby pour occuper la presse people et lui faire oublier des urgences autrement plus importantes que la naissance d’une petite nantie qui, durant toute sa vie, n’aura aucun souci de travail et d’argent et se fera appeler votre Altesse, « your Grace » ou que sais-je encore ? Les monarchies me sont insupportables et les républiques, telle qu’elles fonctionnent aujourd’hui, aussi. Ma république à moi serait vraiment au service du peuple et ses élus, révocables à tout moment par des comités de salut public qui veilleraient à exclure de cette digne fonction de représentant du peuple, tous les démagogues carriéristes utilisant la politique à des fins personnelles. À dire vrai elle reste à construire.

Les élus de la commune de Paris étaient révocables sur le champ en cas de mauvaise conduite avérée et leur mandat n’était pas renouvelable. Impossible dans ces conditions, comme c’est le cas aujourd’hui, de faire de la politique un métier. C’est bien pourquoi les représentants de la bourgeoisie versaillaise ont mis tant de hargne à tuer dans l’œuf cette transmutation du système qui aurait rendu impossible le contrôle de l’État par une minorité de profiteurs se nourrissant sur la bête. Ah ! Si cela avait marché, nous ne verrions plus des décennies durant les mêmes trombines de sénateurs somnoler durant les débats ou de députés faisant mine de se harpailler pour donner l’illusion qu’ils ont des idées à défendre. Ce qu’ils défendent presque tous, c’est leur place qui leur assure un niveau de vie enviable et des quantités de privilèges sans avoir d’autres efforts à faire que parler et promettre. Quand on regarde de près leur curriculum vitae, on s’aperçoit que beaucoup n’ont jamais rien fait d’autre. Ils ont été nourris à la mamelle de partis politiques qui leur ont appris toutes les subtilités de la rhétorique et toutes les hypocrisies d’usage pour se hisser dans la hiérarchie des appareils. Il existe même une école qui leur enseigne comment se comporter pour réussir leur trajectoire. Elle s’appelle ENA, l’Ecole Nationale d’Administration. Une bonne partie de l’élite des grand partis qui se partagent régulièrement le pouvoir a été formée par elle. La plupart des autres proviennent du barreau. Voici deux exemples récents pour étayer mes dires :

Pas de « Royal Président »  mais un « Royal Baby »Pas de « Royal Président »  mais un « Royal Baby »Pas de « Royal Président »  mais un « Royal Baby »

1) Sarkozy, est issu de la seconde voie. Au départ, c’était un avocat d’affaires, et en tant que tel, il proposait des solutions fiscales à l’étranger à ses riches clients dont certains, tel l’ex-tennisman Henri Lecomte, se retrouvèrent in fine complètement ruinés. Les magouilles, il connaît. C’est son arme de guerre et dans ce parti godillot de droite qu’il s’est approprié, elle a fait de lui le capo di capi. Par bonheur, bien des gens ne supportent plus les matadors de son style et Juppé l’attend au tournant.

2) François Hollande est aussi passé par la fac de droit mais certain qu’avec son seul verbe, il ne soulèverait pas les foules, il fit HEC, puis l’Institut d’études politiques de Paris et enfin l’ENA. Le voici armé, non pas pour briller sur les podiums, mais pour faire une carrière d’apparatchik au sein du PS. Conseiller par ci, porte-parole par là, il parvint peu à peu à faire oublier son manque de charisme par une bonhomie apparente qui inspirait confiance. Il acquit le surnom de « roi de la synthèse » tant son sens de la conciliation s’avérait efficace au sein d’un parti truffé de petits chefs. Néanmoins, un conciliateur ne fait pas nécessairement un bon président. Il en fait aujourd’hui l’amère expérience.

Le Front National lui, sur une base de gros bras d’extrême droite, incarne l’alliance du barreau avec Marine Le Pen et de l’ENA avec Florient Phillipot. Deux plaies au lieu d’une. C’est beaucoup pour notre pays déjà victimes des beaux parleurs et des marchands d’illusion.

Alors que faire ? Oui que faire !

Pas de « Royal Président »  mais un « Royal Baby »
Pas de « Royal Président »  mais un « Royal Baby »Pas de « Royal Président »  mais un « Royal Baby »
Pas de « Royal Président »  mais un « Royal Baby »
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