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A tire d'aile...

Bonjour chers migrateurs qui dessinez dans le ciel des triangles solaires, des virgules mouvantes, des entonnoirs frémissants ou de gracieux colimaçons.

Avec l’arrivée de l’automne, je pense à vous et scrute souvent l’azur dans l’espoir d’y trouver l’une de vos émouvantes escadrilles. Il me souvient de vous avoir vues, vous, oies majestueuses, parties de Finlande pour rejoindre les côtes d’Afrique. C’était à la fin d’un mois d’octobre ensoleillé qui faisait flamboyer les ramures des arbres. Vous survoliez la Seine et je vous regardais suivre les méandres de notre fleuve comme si vous étiez aimantées par lui. Mais non, j’ai fini par comprendre que vous évitiez les zones de chasse où des tueurs, tapis en embuscade, guettaient votre venue. Que de pièges vous attendent tout au long de vos saisonniers parcours, que de fusils pointés dans votre direction. Et pourtant, malgré ces menaces humaines, vous volez, vous volez et vous volerez jusqu’à la fin des temps, défiant avec élégance et majesté la brutalité de bipèdes obtus qui ne voient en vous que des cibles. Mais, moi, si j’ai la chance de vous apercevoir, je redeviens aussitôt un petit enfant et comme Nils Holgersson je m’accroche par la pensée au cou de l’une d’entre vous, et me laisse guider à travers les nuages en écoutant le vent siffler à mes oreilles. Je vous aime chers oiseaux migrateurs qui ne connaissez pas les frontières, et qui savez d’instinct que la terre est, et doit être, la patrie de tous les êtres vivants, elle qui les a engendrés. Vivaaaaa !

A tire d'aile...A tire d'aile...A tire d'aile...
A tire d'aile...A tire d'aile...

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