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Le choc climatique !

Bonjour belles princesses et charmants troubadours.

Juste un petit mot sur la catastrophe naturelle qui a frappé Antibes, Biot, Nice et Mandelieu. Voyez-vous, la petite maison d’Antibes que nous occupons a été construite il y a au moins trois cents ans, probablement plus, sur un promontoire au faîte duquel domine la cathédrale. Naturellement ce vieil Antibes n’a pas été atteint par les ruissellements catastrophiques qui ont dévasté le pays. Pourquoi ? Tout simplement parce que les anciens savaient où il fallait bâtir, de préférence sur les hauteurs et jamais trop près d’un cours d’eau fût-il d’un faible débit, et surtout pas dans les creux des vallons. Ils se méfiaient des orages qui pouvaient d’un seul coup réveiller les ruisseaux ou les torrents assoupis. Il y a soixante ans à peine, toutes les hauteurs de la ville appartenaient aux maraichers et surtout aux horticulteurs qui fournissaient les fleurs aux parfumeurs de Grasse, la ville voisine, et aux marchés de la région. En même pas un demi-siècle les promoteurs ont chamboulé cet agreste paysage qui déployait ses palettes de couleurs devant les dentelles bleutées des Alpes maritimes occupant les lointains. Désormais, partout le béton est roi. Résidences, hypermarchés, parkings géants, autoroutes, hôtels, centres commerciaux, etc. Ne cherchez pas un endroit où poser votre regard pour une contemplation bucolique. Il n’y en a pratiquement plus. L’homme s’est cru plus fort que la nature. Aujourd’hui, il en paie le prix. Si l’on ajoute à cela les effets du réchauffement climatique, c’est à dire la rencontre, à un moment inévitable, de l’air chaud venant de la mer et de l’air froid des montagnes : badaboum ! Il est certain que les choses ne vont pas aller en s’arrangeant et que la nature va reprendre son dû. Des exodes massifs se préparent et des tas de gravats souilleront des lieux jadis paradisiaques. Sans l’ombre d’un doute, la petite maison d’Antibes, elle, bien pinquée sur son rocher, face à la mer, assistera à tout ça, mais moi, je ne serai plus là pour voir cette débâcle due à l’aveuglement et à la cupidité des hommes. Maintenant j’entre en écriture. A très bientôt mes douces et doux amis.

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