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Le grand rêve d'un Français moyen

Bonjour belles bécasses au plumage cendré et galants bécassons menacés par les chasseurs français courtisés en haut lieu. Je vous aime charmants oiseaux dont le nom, très injustement, qualifie chez les hommes les étourdis, à l'instar de l'âne qui, tout aussi injustement, qualifie les cancres. Votre vue à presque 360 fait de vous une cible très difficile pour ces tueurs saisonniers en tenues de combat qui prétendent protéger la nature. Hélas elle présente aussi une grande tentation pour tous ceux qui s’enorgueillissent d'avoir un bon coup de fusil et sont avides d'exhiber leurs trophées. Comment peut-on courtiser de tels individus? Eh bien notre président qui est à la chasse aux voies ne se pose pas la question. Ecolo en Islande où il ne s'aperçoit même pas que la neige est noire des suies qui souillent l'atmosphère, défenseur des éleveurs en batterie quand il va dans les campagnes empuanties par les porcheries industrielles, protecteur des enfants à la télévision, amis des tyrans richissimes en Arabie saoudite, ennemi des dictateurs quand il s'agit de la Syrie et bien évidemment ami des chasseurs. Une telle girouette affolerait les clochers des églises si on l'y plantait et nous ferait perdre le nord. Peuple, mon cher peuple, ne vois tu rien venir à l'horizon. Devrais-je ne jamais voir ce grand tsunami libertaire qui m'a tant fait rêver...

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Le grand rêve d'un Français moyen

Mort à crédit

Je lis ce matin qu’un père de famille s’est pendu après avoir tué sa femme et ses 3 enfants dont le petit dernier âgé de 6 mois à peine. Cette famille s’était installée à Haubourdin, une banlieue résidentielle de Lille il y a un an à peine et ne pleurait pas misère. Comment soupçonner qu’elle vivait au-dessus de ses moyens en ayant recours à des emprunts à répétition. Arrive toujours le moment dramatique où le débiteur se retrouve acculé par les créanciers qui chaque jour accentuent un peu plus leurs pressions. Et souvent, c’est déjà arrivé à plusieurs reprises, le père pète un câble et entraine dans sa chute abyssale son épouse et ses enfants. Elever une famille n’est pas une petite affaire. Il est des gens qui, faute de maturité, voire d’équilibre psychologique, en sont incapables. Le danger vient souvent d’êtres compulsifs qui veulent tout, tout de suite. Et s’ils n’ont pas le budget pour satisfaire leurs envies irrépressibles, ils ont recours à des organismes genre Cofidis, Cofinoga ou autres qui se montreront beaucoup moins regardants que les banques mais aussi beaucoup plus onéreux. Il faut se méfier des publicités qui arrivent dans les boites aux lettres et qui insidieusement invitent les destinataires à ne pas refuser ce qui leur fait envie. Tels des diables tentateurs, ces organismes guettent leurs victimes sur leurs lieux d’achat, dans les centres commerciaux, les grandes surfaces, et s’efforcent de leur faire accroire que, grâce à eux, rien n’est inaccessible. Une fois le doigt mis dans l’engrenage, impossible de le retirer et après le doigt, c’est la main, puis le bras qui y passe. Quand il n’y a plus rien à prendre, vient le temps des menaces épistolaires, des recommandés avec accusés de réception et des huissiers de justice. Certes, les parents d’Haubourdin qui ont entrainé avec eux dans cette spirale infernale leur progéniture sont les premiers fautifs, mais ils en sont morts, tandis que les coupables indirects, ceux qui les ont appâtés pour pratiquer ensuite des taux usuraires, continuent leurs méfaits en toute légalité. La compulsion est considérée par la médecine comme une maladie psychosomatique appelée l’ « oniomanie ». Si nous, les anciens, qui avons été élevés dans la pénurie et, par manque d’argent, dans la lésine, n’avons pas trop de difficulté à nous comporter en consommateurs raisonnables, les jeunes générations baignent dans une société d’abondance qui attise forcément leur envie. Quel est le gosse de 10 ans qui n’a pas aujourd’hui son Smartphone, sa tablette numérique, sa console Nitendo ? Les parents les moins riches se saignent parfois aux quatre veines, voire s’endettent pour leur offrir ces objets onéreux. Je crains fort qu’il n’y ait plus tard pas mal d’ « oniomanes » parmi ces enfants-rois et de bien lugubres cortèges de morts à crédit.

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