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Le vieux chêne

Le vieux chêne

Salut vieux chêne

Vas-tu bien ?

Comprends ma peine.

Je suis chagrin.

On a haché nos vies

Taillé notre courage

Et fait un grand carnage

De nos énergies.

On coupe sans raison

Nos élans de tendresse.

On élague à foison

Ce qui nous intéresse.

On tronçonne nos joies

Y compris les plus brèves.

On émonde nos rêves.

On scie tous nos émois.

Dis-moi chêne comment

Tu évites cela

Toi qui est toujours là

Depuis l’aube des temps ?

Dis-moi comment peut-on

Ne pas être la cible

De tous ces bûcherons

O chêne indestructible ?

Le silencieux géant

M’imprègne de sa force

Collé à son écorce

Je médite et l’entends :

« Modeste il faut être

Mais tenace aussi

Et résister pardi

Au désir de paraître ;

S’ancrer au paysage

Et savoir s’en nourrir

Pour pouvoir acquérir

La patience du sage

Ainsi qu’un bel aspect

Appelant le respect

Et calmant les ardeurs

De tous les élagueurs. »

Merci très cher ami.

Debout me revoici

Entier de haut en bas.

Tant que tu seras là

Il en sera ainsi

Lorsque l’on t’abattra

On m’abattra aussi.

Epargnez tronçonneurs

Les grands chênes du monde.

Près d’eux, faisons la ronde.

Ils sont nos protecteurs

Le vieux chêneLe vieux chêne
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