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Vacances romaines

Vacances romaines.

Merde alors, ça recommence ! Les imams protestent parce qu’un dieu ensanglanté de caricature, armé d’une kalachnikov, a l’air de prendre la fuite sur Charlie Hebdo. Bon le titre, il est vrai, est un rien provocateur : « L’assassin court toujours ! » Provocateur mais pas faux ! N’est-ce pas en son nom que les crimes les plus odieux ont été commis au cours de l’histoire et surtout ces dix dernières années où on a eu droit à des massacres de grande ampleur ? Bon, il est vrai qu’aujourd’hui c’est le dieu des musulmans qui s’impose en tant que sérial killer de masse. Hier c’était celui des chrétiens. Quant à celui des juifs, le plus vieux des trois, le super patriarche céleste qui a lancé ses errants sans terre à l’assaut de la Palestine « un pays ruisselant de lait et de miel » il a, à son actif, un certain nombre d’hécatombes, y compris parmi ses propres partisans qui, pour l’avoir vénéré, ont subi au fil des siècles les pires persécutions. Néanmoins ayant perdu, puis retrouvé de haute lutte et après un holocauste terrifiant, sa terre d’élection, il n’a même plus besoin de se salir les mains, du moins au grand jour. Il laisse ses deux avatars opérer à sa place. Le premier des deux, celui qui s’est créé un fils pour aller éclairer de sa flamboyante rigueur les masses païennes sous la Rome antique, a imposé à ses ouailles la souffrance des supplices, avant d’en faire des persécuteurs expérimentés sous l’Inquisition. Peu à peu, son bras justicier a préféré bénir que tuer et lui-même a remplacé dans son langage le mot haine par le mot amour. Ça a pris quelques siècles, des siècles qui manquent encore au second, celui qui s’est servi d’un commerçant bédouin, maniant aussi habilement le verbe que le sabre, comme prophète pour s’enraciner chez les peuples des sables jusque là très heureux et festifs. Ce dieu ombrageux imposa à ses néophytes des interdits sévères, en fit des guerriers audacieux qui partirent à la conquête d’un monde peuplé à leurs yeux de mécréants et d’infidèles. Après un essor sans précédent qui conduisit ces zélotes aux portes de Vienne, de Toulouse et de l’Inde, le dieu des chrétiens acculé attisa l’animadversion de ses partisans et leur envie d’en découdre. Tuer ! tuer ! tuer ! Oui tuez les tous ! En avant ! Avanti ! Adelante ! Vorwärts ! Forward ! (suite après les photos)

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Le dieu des musulmans recula jusqu'à n’être plus grand chose mais le voici qui revient riche de tout l’or noir que notre terre mère lui a offert en guise de transfusion pour tenter de reprendre les territoires perdus. Or, le dieu numéro 2 de la trilogie qui, entretemps, est devenu Amour, lance en vain des appels à la sagesse et à la raison qui restent lettre morte. Et pendant ce temps le patriarche divin, le père des pères, le plus grand des grands contemple du haut des cieux son apocalyptique création. Cette funeste trinité, à mon sens, ne mérite aucune vénération, et c’est bien pourquoi, durant les quatre jours que je viens de passer à Rome, j’ai cette fois-ci évité le Vatican, pour ne fréquenter que les magnificentes ruines du paganisme antique où les dieux n’étaient certes pas exemplaires. Ils aimaient la fête, les rires, l’amour, l’ivresse, et n’imposaient à leurs fidèles aucune règle de conduite qu’eux mêmes auraient été bien incapables d’observer. C’est cette Rome là que je vous invite maintenant à contempler, une Rome païenne et gaie. Néanmoins vous n’échapperez pas à mes détours par une splendide résidence et une vieille église trop belle pour être occultée au nom d’un dogmatisme quelconque. Eh oui, le mécréant que je suis n’est pas à un paradoxe près et si les fastes religieux m’insupportent, j’aime l’humilité rayonnante de Sainte Marie du Transtevere et la magnificence du palais Doria-Pamphilj. Mais la vraie vie, la vie festive, c’est dans la rue qu’on la découvre. Amen ! Et Vivaaaaaa !

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