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La médiocratie française.

Il est évident qu’une majorité de Français n’a plus aucune confiance dans sa classe politique qu’elle soit de droite, de gauche, ou des deux extrêmes. Elle n’est pas d’accord avec son alignement sur Washington et son obstination à faire ami-ami avec les monarchies pétrolière du golfe, féodales et rétrogrades. Elle réprouve son interventionnisme en Afrique où elle vole au secours de régimes corrompus qui ne méritent pas qu’on les aide. Elle s’indigne devant les inconséquences de sa politique étrangère l’ayant fait armer des opposants démocratiques au régime syrien qui n’étaient en fait que des islamistes déguisés. Cette même majorité silencieuse ne supporte pas d’entendre répéter à tout bout de champ : « Nous sommes en guerre ! ». En guerre contre qui ? Contre la nébuleuse islamique qui est en train de déstabiliser le monde ? Oui c’est bien cela. Alors, pourquoi au lieu se s’acharner sur les villes syriennes avec notre aviation, causant forcément des dégâts collatéraux importants - les islamistes utilisent, on le sait, les populations civiles comme bouclier humain – ne combattons-nous pas les vrais coupables ? Tout le monde les connaît. Ce sont les ploutocraties pétrolières du golfe. Pour se prémunir contre d’éventuelles révolutions arabes que leur insolente richesse pourrait éveiller, elles canalisent, à coup de millions de dollars, l’acrimonie des indigents contre les pays voisins et contre les démocraties occidentales. Nous sommes nombreux à souhaiter que l’on nous explique en quoi une dictature laïque comme celle d’Assad qui respecte les minorités religieuses et encourage l’émancipation des femmes est plus condamnable que ces chefferies médiévales qui, elles, les oppriment, éliminent sans pitié leurs opposants, pratiquent l’esclavage et ne tolèrent aucune autre religion que l’islam sur leur territoire. Les bombardements alliés et russes provoquent actuellement des exodes massifs. Refusés par les Saoudiens, Koweïtis ou Qataris, les fugitifs sont habilement canalisés vers l’Europe où ces régimes féodaux pourront poursuivre leur lent travail de sape. Cela fait maintenant des décennies que les Saoud, les Al Thani, Al-Sabah, Al Khalifa et consorts subventionnent des missionnaires wahhabites chargés de répandre au sein de la population musulmane européenne la haine des chrétiens, des juifs, des mécréants. Dans ma jeunesse les foulards et les voiles étaient inconnus des Français issus de l’immigration maghrébine. Aujourd’hui dans certains quartiers de nos villes on se croirait presque de l’autre côté de la Méditerranée. Quand je pense qu’en 1962, au moment de l’Indépendance, j’ai vu les femmes algériennes arracher leur voile, je peux mesurer avec consternation les progrès de l’islamique radical orchestré par nos prétendus alliés du golfe. J’accuse nos politiciens d’avoir fait de notre pays une catin qui se vend au plus offrant. Aujourd’hui ces nababs arabes achètent nos hôtels de prestige, nos boutiques de luxe, nos immeubles les plus opulents et même nos clubs de football. Quant à nos gouvernements, ils leur fournissent avec empressement rafales, blindés, missiles, hélicoptères de combat qui sont utilisés actuellement contre le courageux peuple yéménite dont personne chez nous ne se soucie. C’est une honte. Comment peut-on avoir une vue à si court terme ? Le cancer islamique ne fait pas qu’accabler le Moyen Orient. Il gangrène aussi nos cités. Dans ce cas ne faudrait il pas frapper la tumeur à sa source ? Or, cette source n’est pas à Damas mais bien à Ryad, Doha, ou Koweït city. Hélas, les maudits émirs sont intouchables ! Ils ont pignon sur rue chez nous et, bien que contribuant à la propagation d’une foi sectaire, ils vivent, eux, dans des palaces ou des yachts d’un luxe inouï, s’offrent les voitures les plus chères, dépensent des fortunes sur les tables de jeux et en cachette boivent de l’alcool ou s’offrent des call-girls hors de prix.

Honte à nos dirigeants qui ont vendu leur âme et l’honneur de la France pour des pétrodollars qui ne parviennent même pas à sortir notre économie du marasme. Quand pourra-t-on se débarrasser de cette médiocratie politique, en grande partie engendrée par L’ENA, qui a foulé au pied les valeurs traditionnelles de notre pays et l’a laissé se faire noyauter par des fanatiques d’un autre âge. Il fut un temps où la France inspirait la tendresse voire le respect. Au Liban, les anciens l’appelaient la « douce mère » et ici, au Cambodge, ils admiraient sa culture et son raffinement. Aujourd’hui, Hollande a beau déclarer presqu’à chaque discours que la France est un grand pays, plus personne ne le croit et surtout sa voix ne dépasse même pas les limites de l’hexagone. Bon sang que c’est triste ! Demain nous retournons à Bangkok. Merci à nos amis Khmers qui nous ont accueillis avec chaleur. Vivaaaa !

La médiocratie française.La médiocratie française.La médiocratie française.
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