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L’embrouillamini délétère.

Il est clair que les quatre religieuses assassinées au Yémen l’ont été par des tueurs d’Al Baghdâdi le maudit, comme il est clair que l’Arabie Saoudite qui ne parvient pas à mater la révolte des Houtis à Aden, a fait discrètement riper de l’Irak au Yémen de forts contingents de Daech pour prendre les insurgés à revers. Quand donc cessera-t-on de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ? Le terrorisme islamique est entièrement financé par les émirats wahhabites qui s’en servent au gré de leurs intérêts dans la région et dans le monde. Nous avons déjà maintes fois signalé les accords tacites existant entre les services secrets de l’Arabie saoudite, du Mossad et d’une frange importante de la CIA, accords révélés par le transfuge de la NSA Edgard Snowden. Il faut ajouter dans cette secrète partie d’échecs la Turquie d’Erdogan, membre comme on le sait de l’OTAN. Le tyran turc, qui actuellement massacre des Kurdes, ne détesterait pas soulever les turcophones des républiques du Caucase et de l’Asie centrale, sur lesquels le maître de la fédération de Russie veille jalousement. Dans ce jeu complexe l’Iran et la Russie ont naturellement des intérêts communs. C’est pourquoi, en Syrie ils combattent ensemble les hordes de Daech. Nous avons donc deux guerres en une : une guerre contre les fanatiques sunnites soutenus par les wahhabites du golfe, les Turcs, les services secrets des Etats-Unis et d’Israël, que mènent les troupes de Assad et celle d’Irak en majorité chiites soutenues par Moscou et Téhéran ; une guerre contre les Houtis du Yemen totalement chiites appuyée par l’Iran et sur lesquels s’acharnent les Saoudiens et Daech, la diabolique créature dévolue aux basses œuvres, pour reprendre le contrôle de Bab el Mandeb, les portes de la mer rouge par où passe la plupart du pétrole du Moyen Orient. Entre les deux il y a les gesticulations aériennes américano-françaises destinées surtout à convaincre nos opinions publiques que nous combattons vraiment les islamistes. Enfin, pour clore le tout, pustule purulente sur ce noir gâteau pétrolier, l’autocrate d’Ankara profite de ce désordre ambiant pour nourrir des rêves de nouveau sultan calife ottoman. Si dans cet embrouillamini il n’y a pas les germes d’un conflit majeur, qu’on me le dise. C’est bien pourquoi je pense qu’il faut revoir de toute urgence nos alliances et ne pas suivre bêtement notre politique étrangère actuelle qui jusque là ne nous a apporté que des déboires. On ne va tout de même pas continuer à perdre son âme pour vendre quelques Rafales ou Airbus de plus ! Une chose est sûre. La Russie n’est pas notre ennemie, l’Iran non plus. Je ne dirais pas la même chose de nos « fidèles alliés », grands spécialistes des coups de Jarnac. Et surtout, vite, qu’on passe aux énergies douces et qu’on en finisse avec ce maudit pétrole, source de tant de conflits, et qui nous entraine dans des alliances contre nature avec des monarchies arriérées et cruelles. Vivaaa la Libertad !

L’embrouillamini délétère.L’embrouillamini délétère.
L’embrouillamini délétère.

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