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Les vrais et les faux amis.

« De Gaulle, dites-vous bien que quand j'aurai à choisir entre vous et Roosevelt, je préférerai toujours Roosevelt! Quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains! Quand nous aurons à choisir entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large!»

Cette apostrophe véhémente de Churchill à De Gaulle qu’il avait fait venir en urgence à Londres, alors qu’il se trouvait à Alger, pour lui annoncer l’imminence du débarquement sans qu’aucune unité française n’ait été prévue pour y participer, fut signalée ce matin par un post d’Alex.

Un fait est prouvé, Roosevelt détestait notre général qui contrariait son intention avouée de traiter la France en pays conquis et de la soumettre à une occupation militaire, au même titre que l’Allemagne nazie. Le grand Charles à du batailler ferme pour imposer la présence, le 6 juin 1944, dans les troupes américano-britanniques du débarquement, d’un commando du premier bataillon de fusiliers marins de la France libre commandé par le capitaine de corvette Philippe Kieffer. Ce commando réalisa une percée remarquable dans les lignes Nazie, s’empara après de très durs combats du casino de Riva-Bella transformé par les allemands en place forte, et après avoir libéré Colleville et Saint Aubin fit sa jonction à Renouville avec des parachutistes britanniques.

Par bonheur, toujours bien sûr sur l’insistance de De Gaulle et en raison de la dure résistance que rencontraient les alliés sur les côtes normandes, la deuxième division blindée du général Leclerc de Hautecloque, débarqua à Utah Beach le 1er aout 1944. Elle fut aussitôt rattachée à la IIIe armée américaine du général Patton. La plupart d’entre vous connaissent la suite et donc, si nous n’avons pas été traité en pays ennemi par les Anglo-saxons, c’est bien grâce au Grand Charles qui fut parfois comme il l’a dit si bien lui même traité par Churchill dont la mère était américaine : "comme un châtelain sonne son maître d’hôtel ".

Les vrais et les faux amis.Les vrais et les faux amis.Les vrais et les faux amis.
Les vrais et les faux amis.Les vrais et les faux amis.Les vrais et les faux amis.

Sans la vaillance de nos troupes et peut-être la sympathie discrète de certains généraux américains tel Bradley, en l’occurrence, nous eussions dû, après l’occupation Allemande, subir le joug des Anglo-saxons. La mort de Roosevelt le 12 avril 1945 fut bénéfique car nous perdîmes ainsi notre plus redoutable adversaire parmi nos prétendus alliés. Le président des Etats-Unis s’entêta en effet jusqu’au bout à exclure le représentant de la France libre de toutes les grandes conférences internationales qui se déroulaient exclusivement entre Staline, lui, et Churchill. Eh oui, comme je l’ai toujours pensé, notre avenir ne se trouve pas à l’Ouest ! Si nos représentants étaient plus avisés, ils ne négligeraient pas la Russie, beaucoup plus fidèles dans ses amitiés historiques que "nos libérateurs". Lors des dernières commémorations de Normandie, Hollande omit d’honorer la mémoire de la glorieuse escadrille française « Normandie Niemen » qui combattit dans l’aviation soviétique durant la seconde guerre mondiale. Les Russes, eux, ne l'oublieront jamais et, chaque année, ils continuent de lui rendre hommage.

Je n’ai aucune sympathie pour l’autocrate de Moscou, mais j’aime la Russie et son peuple. Nous les connaissons depuis si longtemps. Bien avant la naissance des Etats-Unis, pays crée par des envahisseurs blancs, nous échangions déjà des ambassadeurs et l’élite de cette grande nation adorait notre langue! Vivaaaaa !

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