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Entre tristesse et espoir.

Il dit qu’il a arrêté de picoler un litre de pastis par jour pour passer à la bière, mais combien de litres en siffle-t-il, là est la question ? Le Renaud que nous avons tous aimé, hélas, n’est plus. Trop de neurones ont été anéantis par l’alcool. Hier il voulait voter Juppé. Aujourd’hui, il votera Fillon. Demain, dans les vapeurs délirantes d’une double pinte ne risque-t-il pas de tomber fou amoureux de la Walkyrie vieillissante ou de sa jeune nièce « Maréchal nous voilà » ? Pauvre garçon ! Il aurait mieux fait de se taire, de nous laisser à nos nostalgies de « La Blanche », « La chanson pour Pierrot » ou « Mistral gagnant » et d’admettre qu’à un certain stade de la déchéance il est extrêmement difficile de se régénérer. Souhaitons que ce jeune libertaire qui était si beau ne soit pas devenu un vieux con ? Je sais qu’on lui compose des chansons qu’il ne peut plus écrire lui-même, que des admirateurs rêvent de le voir réapparaitre. J’ai envie de leur dire qu’il est parfois décevant de vouloir réveiller une étoile endormie. Le blond gamin de « casse toi tu pues t’es pas de ma bande » n’est plus. Il aurait pu, même en picolant, franchir la soixantaine avec une certaine élégance, comme l’a fait Gainsbourg.

Entre tristesse et espoir.Entre tristesse et espoir.Entre tristesse et espoir.

Mais non, il a l’air d’un vieil aigri qui postillonne une haine tant de fois remâchée au cours de ses cuites monstrueuses. Ciel, que c’est triste ! Que Géraldine et Benoît, grands fans de Renaud me pardonnent. Moi aussi je l’aimais quand il était tendre, révolté, humain ; quand il incarnait les expressions, les désarrois, les nostalgies, les enthousiasmes et parfois les violences de toute une génération. Il ne peut pas redevenir celui qu’il était mais peut-il au moins en conserver le souvenir ? C’est tout le mal que nous lui souhaitons.

En revanche je scrute avec une grande espérance ces « Nuit Debout » qui se tiennent place de la République à Paris. On y rêve de réécrire la constitution, d’un salaire à vie pour tout le monde, de destruction globale du capitalisme, d’une embauche de tous les chômeurs. « Y a-t-il des utopistes parmi nous ? » demandait l’un des participants ? « Non ! Rien que des optimistes ! » répondit la foule en applaudissant. Assisterions nous à la naissance d’un nouveau Podémos ? J’attends et j’espère. Vivaaaaa !

Entre tristesse et espoir.Entre tristesse et espoir.
Entre tristesse et espoir.
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