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L'oiseau qui ne se pose jamais.

Il est clair que le choix qu’on veut bien laisser au Américains, c’est de voter soit Donald Trump, soit Hilary Clinton. Ils n’en n’auront pas d’autre et il est évident qu’Hilary est la préférée des dieux de l’olympe monétaire, lesquels, le cas échéant, s’accommoderont du trublion peroxydé. Chez nous le choix n’est pas encore vraiment arrêté mais j’ai le sentiment que les grands décideurs aimerait bien un petit duel entre le vétéran Juppé bien droit dans ces bottes qui est aussi chaleureux qu’un iceberg et le tout jeune et futé Macron, glissant comme une anguille. Seulement voilà, pour arriver à ce combat au sommet non encore programmé, il faudrait virer un grand nombre de caciques qui ont jusque là fidèlement servi le Panthéon chtonien de la finance. Ça gamberge sec en haut lieu. L’atout du petit nouveau, énarque comme Juppé, c’est qu’il est jeune et vient en plus de la Banque Rothschild comme jadis Pompidou qui succéda à de Gaulle. De surcroit, il ne traine, pour l’heure, aucune casserole derrière lui. Il pourrait, s’il continuait son jeu de dupe sans commettre d’irréparables erreurs, peut-être accéder au ring de la prochaine présidentielle avec les meilleurs soigneurs à ses côtés pour l’aider à vaincre ses adversaires. Nonobstant, n’est-il pas encore un peu trop jeune pour le prochain quinquennat ? ( à suivre).

Ce matin sur France Inter, l’ami Bougrain-Dubourg a fait l’éloge du Martinet, oiseau migrateur surprenant qui ne se pose jamais, sauf pour nidifier dans les trous des vieilles façades et des granges. La nuit, au lieu de venir dormir dans les branches des arbres, il se laisse aspirer par les courants ascendants et peut grimper ainsi jusqu’à 5000 mètres. Comme il a de larges ailes par rapport à son tout petit corps et à ses frêles pattes - poids 50 à 60 grammes maxi - il se laisse alors glisser sur l’air et dort en planant. Ses pointes de vitesse peuvent atteindre 200 kilomètres heure. L’hiver il le passe dans les régions équatoriales d’Afrique et revient nous voir à la fin du printemps après un séjour dans les ciels céruléens du Maghreb. Cet oiseau qui se nourrit essentiellement de planctons aériens et d’insectes est hélas en voie de disparition à cause des épandages agricoles toxiques qui tuent son alimentation de base et la disparition des vieilles granges remplacées par des hangars métalliques où il ne peut bâtir son nid, pondre et couver. Alors je pose une question simple à nos producteurs de fruits et légumes gorgés de pesticides. N’aurait-il pas été préférable d’encourager la reproduction de Martinets, grands consommateurs de bestioles nuisibles, plutôt que de contribuer à leur extinction en déversant les poisons de Monsanto et de Novartis sur des nourritures destinées aux humains ? De toute évidence il serait plus judicieux pour lutter contre un prédateur de protéger son prédateur naturel, lequel ferait plus proprement le boulot, mais cette option qui ne rapporterait pas un centime aux divinités monétaires - auxquelles je faisais allusion au début de ce billet - est exclue. Merci cher Allain d’avoir ce matin éclairé en moi une nouvelle lanterne. Vive les Martinets, Vivaaaaa !

JB

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