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Un peu de gloriole, que diable !

A quoi ça sert de crier « même pas peur » si, au moindre boucan, des vacanciers cèdent à la panique et se piétinent allègrement pour fuir un malheureux pétard ou un pot d’échappement trop bruyant. C’est ce qui s’est passé hier soir à Juan-les-Pins. Bilan, presqu’une quarantaine de blessés. Vous verrez, bientôt Daech n’aura même plus à sacrifier un de ses membres pour faire des centaines de victimes. Il lui suffira de lancer discrètement quelques gros pétards dans les lieux publics aux heures d’affluence et la trouille fera le reste. Mais non d’un chien, ce n’est pas la peur qui protège les gens ! Bien au contraire, elle crée comme hier des tropismes funestes tout aussi meurtriers que les attentats terroristes eux mêmes. Ici, entre Nice et Antibes, les commerçants font grise mine. Depuis le carnage sur la promenade des Anglais, bien des gens, le soir, n’osent plus fréquenter les terrasses des cafés et des restaurants et se replient craintifs dans leurs appartements de location pour échapper au djihadistes, à croire que ces derniers sont omniprésents : une sorte de cinquième colonne prête à entrer en action à tout moment. Au demeurant, ce ne sont pas les patrouilles intermittentes de quatre ou cinq pioupious armés de Famas qui neutraliseront cette psychose. Ils ont beau arpenter nos rues, ils ne servent pas à grand chose. Ils étaient près du Bataclan et cela n’a pas dissuadé un seul instant ceux qui se prennent pour les tueurs du prophète. Ils étaient aussi à Nice et ils n’ont pas empêché le chauffeur fou d’accomplir son œuvre satanique. On a fait descendre les soldats dans nos villes pour, en principe, rassurer le public et c’est exactement l’effet contraire qui se produit. Leur présence accentue le sentiment d’un danger imminent. Si un cinglé de l’Islam se décide à l’improviste de passer à l’action qui peut le retenir ? En tout cas pas eux qui ne peuvent prévoir où et quand il frappera, et encore moins les hordes de fuyards qui se piétinent au moindre bruit suspect. Me revient en mémoire « L’insurgé » de Jules Vallès qui dédiait son ouvrage consacré à la commune de Paris « A tous ceux qui ont de la gloriole et un bout de drapeau ».

Mektoub est un mot arabe qui veut dire « c’est écrit ». Il est employé quand un malheur survient brutalement au sein d’une famille, à l’un des proches. Un avion s’écrase : Mektoub ! Un enfant se noie : Mektoub ! Un car tombe dans un ravin : Mektoub ! Il ne signifie en aucun cas l’indifférence. Le Mektoub n’est pas une parade à la souffrance du deuil mais il évite de se dire « si j’avais su… » Eh oui, le destin de chacun serait écrit à l’avance et les 80 victimes qui se trouvaient par exemple sur la promenade des Anglais, le soir du feu d’artifice, devaient inéluctablement mourir ce jour là. S’il n’y avait pas eu le camion, il y aurait eu un raz de marée, un tremblement de terre, une tornade, que sais-je encore ? Mektoub ! Mektoub ! Mektoub ! Eh bien amies et amis, si c’est écrit, à quoi bon avoir peur ? Ayons de la gloriole et un bout de drapeau. Restons stoïques, et si c’est à un vrai danger que nous sommes confrontés, eh bien affrontons-le ensemble avec détermination et courage. De grâce ne montrons pas au monde et surtout à ces fanatiques musulmans trop heureux de nous humilier et qui rêvent de nous anéantir, cette image déplorable de moutons apeurés se piétinant au moindre bruit.

Vivaaaa !

Un peu de gloriole, que diable !
Un peu de gloriole, que diable !Un peu de gloriole, que diable !Un peu de gloriole, que diable !

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