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Il est bon qu’une grande collection russe de peintres français exposée actuellement à la fondation Louis Vuitton vienne rappeler à nos ludions politiques, les liens culturels qui ont toujours uni, indépendamment de leurs dirigeants, la Russie à la France. Jamais nos philosophes, peintres et écrivains n’ont trouvé autant d’admirateurs qu’au pays du grand Pouchkine et, pour ma part, je le leur ai bien rendu, grand dévoreur que j’ai été, que je suis toujours, des auteurs et poètes russes dont je vous épargnerais l’énumération pour ne pas donner foi au dicton affirmant que « la culture est comme la confiture et que moins on en a, plus on l’étale ».

J’aime aussi ses ballets sortis de la grande école du Kirov d’où nous est venu l’inoubliable Rudolf Noureev. Certes je ne vais pas vous dire, par opposition, que je n’aime pas la littérature des Etats-Unis, j’en suis aussi très friand comme je suis gourmand de toute œuvre d’où qu’elle vienne – Asie mineure, Extrême Orient, Afrique, Amérique latine, Europe - qui peut contribuer à me tirer vers le haut et me rendre à chaque fois un peu moins ignorant.

Néanmoins, je ne saurais au juste vous dire pourquoi, je ressens une attirance particulière pour la Russie, peut être par réciprocité, elle même ayant toujours eu une tendresse singulière pour la France. Il ne m’est jamais agréable d’envisager qu’elle puisse un jour devenir notre ennemie. Même Napoléon qui est allé semer la désolation chez elle n’est pas parvenu à rompre ce lien et, après la chute de l’empire, le tsar Alexandre 1er   - accompagnant les troupes russes d’occupation à Paris en 1814 – a surpris les Français par son amabilité et son souci de voir ses soldats se comporter avec courtoisie vis à vis de la population, contrairement aux occupants prussiens. Sa séduction fut telle que les journaux parisiens l’encensèrent. On le décrivit, entre autres, comme étant le plus généreux et affable des souverains.

Je me suis souvent demandé comment se serait comporté Roosevelt (et bien évidemment ses boy’s) si, conformément à son intention initiale avant d’en être dissuadé par Churchill et la popularité grandissante de De Gaulle, il avait, en 1945, traité la France non pas comme un pays allié mais comme un pays collaborationniste à punir par une occupation militaire ????

Pourquoi nous faut-il sans arrêt regarder vers l’ouest et presque systématiquement tourner le dos à l’est ? J’ai encore en mémoire la commémoration du 70ème anniversaire de la fin de la guerre de 39-45. Les pilotes de l’escadrille française Normandie-Niemen qui combattirent en Russie, sur les chasseurs Yaks, au sein de l’aviation soviétique, furent oubliés dans les discours officiels français y compris dans celui de notre président, pourtant peu avare de compliments devant les micros et les caméras. En revanche ils eurent droit en Russie à un vibrant hommage de Poutine et de l’armée : une preuve, s’il en fallait une, que contrairement à la mémoire volatile et oublieuse de certains de nos dirigeants, celle des Russes est nettement plus fidèle et reconnaissante envers les héros du passé. Bon, j’arrête là mes aveux de russophilie. Cela ne veut pas dire, loin s’en faut, que j’apprécie Poutine, mais il passera comme sont passés les tsars, Staline, Khrouchtchev, Brejnev, Eltsine. En revanche, les écrivains, les musiciens, les poètes, de ce grand peuple, eux, ne me quitteront qu’à mon dernier soupir. Vivaaaaa !      

     

La Russie: une fidèle amie.La Russie: une fidèle amie.La Russie: une fidèle amie.
La Russie: une fidèle amie.La Russie: une fidèle amie.La Russie: une fidèle amie.
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