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Surprenant ! Nous venons donc d’apprendre que François Fillon était l’homme de toutes les espérances pour une partie des Français. Vingt dieux qu’ils ont la mémoire courte ces électeurs qui voient dans ce cheval de retour un homme nouveau ! Dire qu’il a occupé respectivement depuis 1980 les fonctions de député de la Sarthe, de Président du conseil général, de sénateur et président du conseil régional des Pays de Loire, de Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche dans le Gouvernement Balladur, puis de ministre des Technologies de l’Information et de la Poste et ensuite de ministre délégué chargé des Télécommunication et de l’Espace au sein des 2 gouvernements Juppé. Après la réélection de Chirac, il reprendra aussi sec du service comme ministre des Affaires Sociale du travail et de la solidarité puis comme ministre de l’Education Nationale et enfin, enfin, en 2007, à la suite de la Victoire de Sarkozy, il deviendra premier ministre durant tout un quinquennat.

Et c’est de cet homme là, qu’on attend des miracles ! Vraiment, la France qui a voté hier, me laisse le sentiment nauséeux de m’être totalement étrangère. Je perçois émanant d’elle le relent moisi du fameux « Travail, Famille patrie » cher au pétainistes. A qui devons nous cette inconcevable régression ? Il faut le dire haut et fort. D’abord à l’énarchie génitrice de péroreurs qui voit dans l’art de faire de la politique non pas une vocation mais une profession et puis à tous ces socialos minables, uniquement mus par des ambitions personnelles, qui ont placé leurs idéaux bien au chaud dans leur portefeuille. A une époque ou le « business for profit » est roi, bien des élus privilégient leur carrière au détriment de leur mission. La France de Fillon, c’est une France étriquée, pusillanime, agrippée à de vieilles croyances, à ses valeurs boursières qui la font marcher à reculons. Vous rendez-vous compte que le modèle de cet assidu des antichambres ministérielles depuis des décennies, c’est Madame Thatcher !

Eh bien moi, j’aime les vrais héros quelque soit leur appartenance. J’aime des chrétiens comme St Augustin qui a humblement reconnu que « Toi, tu étais plus profond que le tréfonds de moi-même et plus haut que le très-haut de moi-même » ; Comme François d’assise qui a dit : « là ou est la haine, que je mette l’amour » ou encore comme Charles de Foucault qui, lui, a avoué que : « Quand on peut souffrir et aimer à la fois on peut tout. »

Mais j’aime aussi et surtout les révolutionnaires laïcs : Marx, Engels, Bakounine, Kropotkine et Makhno, le grand Baté Makhno, l’oncle de tous les libertaires, grand inspirateur des cosaques zaporogues qui voulait bien être un guide, mais pas un chef. J’ai adoré Olympe de Gouges, Louise Michel, Rirette Maitrejean, Voltairine de Cleyre, Victor Serge, Fidel ou le Ché, dans leur belle jeunesse, et que sais-je encore ? Il y a tant et tant de révolutionnaires qui ont exalté mes 20 ans, qu’aujourd’hui François Fillon m’apparaît comme une figurine issue de la première dynastie égyptienne. Ô ma France dis moi haut et fort que ce scribe pétrifié et poussiéreux n’est pas l’homme de tes rêves. Vivaaaaaaaaa !

Est-ce bien l'homme de tes rêves ? Est-ce bien l'homme de tes rêves ?
Est-ce bien l'homme de tes rêves ? Est-ce bien l'homme de tes rêves ? Est-ce bien l'homme de tes rêves ?
Est-ce bien l'homme de tes rêves ? Est-ce bien l'homme de tes rêves ?
Est-ce bien l'homme de tes rêves ? Est-ce bien l'homme de tes rêves ? Est-ce bien l'homme de tes rêves ?
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