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Etrange tout de même que des américains protestent dans les rues contre Trump vainqueur de l’élection présidentielle. Si Madame Clinton s’est fait étendre c’est à cause de la batterie de casseroles qu’elle trainait dans son sillage et surtout parce quelle incarnait une classe dirigeante prétentieuse, liée à la haute finance, qui fait actuellement l’objet d’un rejet. Certes, Trump n’est pas un parangon de culture mais ses connaissances lacunaires sont partiellement compensées par un certain bon sens. Encore une fois, je vous le redis, mon candidat à moi était Bernie Sanders, un Juif antisioniste et très progressiste, qui a fait du Vermont, où il est gouverneur, un état exemplaire remarquablement géré.

Néanmoins dans le choix final qui était proposé au peuple, il y avait d’un coté une candidate plutôt belliciste, liée aux intérêts de Wall Street et des saoudo-sionistes qui parlait de combattre l’Iran, voire la Russie et la Chine pour assurer l’hégémonie financière de son camp et de l’autre un gros beauf, défenseur d’une Amérique américaine centrée sur elle même, érigeant des murs à ses frontières pour se protéger des migrations de la faim et des effets pervers de la mondialisation, qui avouait de surcroit ne pas détester Poutine. Je pense que dans les voix électorales qui se sont exprimées en sa faveur, il y avait beaucoup de beaufs comme lui qui exècrent  la suffisance d’une certaine élite appelée jusque là à gouverner le pays, mais aussi des citoyens qui en ont assez des guerres perpétuelles et qui aspirent pour ce faire à un isolationnisme que les Etats-Unis ont déjà pratiqué par le passé.

Bref, le niveau de cette campagne a atteint des sommets dans l’abjection et la petitesse. Pas de quoi donc soulever les foules. Malgré cela il y a des déçus qui descendent dans les rues. J’ai envie de leur dire : qui sait si avec lui vous n’avez pas évité le pire.

Revenons maintenant en France. Si nos primaires au sein du parti des républicains sont plutôt ternes et guère prometteuses pour l’avenir, elles ont, il faut le reconnaître, une certaine tenue. Toutefois, attention ! Quand viendra le moment décisif, il ne restera plus que deux candidats en lice. D’un côté il y aura un républicain ou un socialiste – il est plus que probable que ce soit un républicain – et de l’autre la walkyrie, eh oui, une Trump bis en un peu plus cultivée et un peu moins vulgaire. Et là, comme on est dans un contexte presque analogue de raz le bol de la classe politique traditionnelle, il y a de quoi se faire du mouron.

Bon passons à des choses plus terre à terre. J’ai fortifié ma petite maison d’Antibes par une alarme et des barreaux sous le vasistas qui a permis  l’intrusion des voleurs. J’ai beau me considérer comme un privilégié, et cela bien qu’ayant acquis comme résidence secondaire cette ancienne petite masure de pêcheur par le seul fruit de notre travail, ça fait mal de voir ses armoires ouvertes, ses affaires joncher le sol, ses bouquins en vrac et un grand vide à l’emplacement de son mac sur le bureau. (ils n’ont pas daigné prendre le vieil écran qui lui était relié). C’est vrai, c’est comme un viol ! En plus j’ai attrapé une crève carabinée. Bon, tout n’est pas perdu, de ma fenêtre je vois des bougainvilliers encore en fleurs et des palmiers qui s’agitent comme de grands plumeaux sous le souffle du vent qui a chassé les nuages. Le soleil brille sur Antibes. Vivaaaa !    

Il y a toujours plus pire !Il y a toujours plus pire !Il y a toujours plus pire !
Il y a toujours plus pire !

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