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Troublant quand même notre cosmonaute Thomas Pesquet. A 38 ans, ce garçon, sportif et beau, capable de parler 5 langues en plus du français, (chinois, russe, anglais, espagnol, allemand), s’exprime avec une modestie qui le rend aussitôt sympathique. Il a même l’air si parfait qu’on en arrive à se demander si, dans la nuit, se substituant à un père endormi, Zeus, selon sa détestable habitude, ne serait pas venu féconder sa mère en cachette, laquelle, à son insu, aurait enfanté un demi dieu, un Héraclès des temps modernes, aux allures d’homme sage.

Bon, je ne vais pas vous raconter son enfance rouennaise que vous pouvez trouver aujourd’hui dans tous les kiosques mais simplement rappeler que son père était prof de maths, sa mère institutrice. Ça aide pour suivre de solides études et se préparer à un grand dessein quand dès son enfance on rêve d’aller caresser les étoiles à l’image des grands pionniers comme Gagarine, Armstrong, Al Shepard, James Irwin etc.

« Nos parents  se sont beaucoup occupés de nous et nous ont accompagnés dans tous nos projets. Il y avait entre nous une sorte de contrat moral : les résultats scolaires étaient bons, alors les règles n’étaient pas trop strictes. Mais nous savions qu’au moindre faux pas ils interviendraient ! Je me souviens que, tous les soirs, ils nous lisaient des bandes dessinées. Aujourd’hui, je prends conscience de tout le travail que cela leur demandait… Je leur suis très reconnaissant. Car, sans que nous nous en rendions compte, ils ont fait grandir chez nous le désir d’apprendre. Dans un parcours comme le mien, c’est un point primordial ».

Après un bac scientifique, il suit une formation pour entrer dans une école d’ingénieur en aéronautique et, après deux années de préparation, intègre Supaéro à Toulouse d’où il sort diplômé au bout de 3 ans.

« En plus des connaissances et des compétences techniques que j’ai pu acquérir dans cet établissement, j’ai découvert qu’il y avait bien plus que les études qui pouvaient enrichir un parcours. J’ai fait beaucoup de musique. J’ai pratiqué la plongée, un peu de randonnée en montagne, du sport collectif, du judo jusqu’à la ceinture noire… ».

Une dernière année de formation d’ingénieur à l’Ecole polytechnique de Montréal au Canada et le voici dans la vie active, d’abord à Madrid en qualité d’ingénieur spatial, puis en 2002 il rejoint le CNES, (Centre National d’Etude Spatial), et en 2004 Air France où, deux ans plus tard, il devient pilote de ligne. En 2008, l’Agence spatiale Européenne lance un appel à candidatures pour recruter 6 spationautes. Il s’inscrit.

« Quand je me suis présenté à la sélection je me suis rendu compte qu’à chaque question je faisais une croix dans la bonne case grâce à tout ce que j’avais fait au cours de mes périodes précédentes. Cette sélection a duré plusieurs mois, avec diverses étapes successives : plus le temps passait, plus le nombre de candidats se réduisait. C’est lors du dernier entretien que j’ai pris conscience que cette "histoire" allait peut-être marcher! ».

Voici l’homme qui aujourd’hui tourne avec d’autres spationautes au dessus de nos têtes. Nous ressentons tous pour lui une admiration profonde et nous nous demandons forcément pourquoi notre espèce n’engendre pas plus d’individus de cette qualité dont la seule ambition n’est pas d’acquérir à tout prix un quelconque pouvoir sauf celui de se dépasser soi-même. Puissent d’autres Pesquet jaillir des générations nouvelles. Allez Zeus au boulot ! Hante la nuit les alcôves ! Nous avons tant besoin de demi-dieux sans peur et sans reproche.

 

JB

 


  

 

 

 

Un vrai héros, enfin !Un vrai héros, enfin !Un vrai héros, enfin !
Un vrai héros, enfin !Un vrai héros, enfin !
Un vrai héros, enfin !Un vrai héros, enfin !

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