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On roule sur la tête !On roule sur la tête !On roule sur la tête !
On roule sur la tête !On roule sur la tête !On roule sur la tête !

Bien que dans certaines sociétés, naguère, on décapitât le porteur de mauvaises nouvelles - chez les Mongols gengiskhanides en particulier - eh bien, tant pis, au risque d’être honni par vous en cette St Sylvestre, je le dis haut et fort : ON ROULE SUR LA TÊTE !

Selon les statistiques officielles, et vous savez la mensongère tendance à l’optimisme ce celles-ci, 75% de notre beau pays sera aujourd’hui gravement pollué, vous avez bien lu : 75% ! Et au lieu de contingenter au strict nécessaire la circulation des voitures et des camions, notre lumineux gouvernement a interdit les feux de cheminée !  A croire que nous vivons tous en ville dans de somptueux hôtels particuliers ou à la campagne dans de vastes châteaux et que nous nous offrons chaque jour le luxe d’une belle flambée. C’est à se cogner la tête contre les murs.

Chaque jour, les particules fines, finement tueuses, font s’étouffer des seniors et des enfants en bas âge. Chaque jour, des milliers d’individus succombent en respirant un air souillé par le CO2, le dioxyde d’azote et autres substances éminemment nocives. Et pourtant, chaque jour, des gens s’obstinent à utiliser leur voiture, même quand ce n’est pas vraiment utile, et chaque jour les gouvernements se refusent à prendre des mesures coercitives pour enrayer ce désastre écologique et sanitaire.

En un mot : nous sommes piégés !

Piégés par un système qui a tout fait pour privilégier les déplacements individuels au détriment des transports en commun.

Piégés par les grandes compagnies pétrolières qui ont favorisé ce choix insane.

Piégés par nos Etats et par leurs gouvernants qui, grâce aux taxes très élevées qu’ils prélèvent sur les produits pétroliers, peuvent vivre largement, bien au dessus de leurs moyens réels.

A moins d’une prise de conscience collective, que personne évidemment n’encourage, rien ne changera.

Regardez comme les automobilistes vitupèrent dès qu’on veut alterner la circulation pour tenter de réduire un peu les gaz mortels émis par leurs voitures.

(Là encore les citoyens se sont laissés, en toute bonne foi, abusés. Beaucoup, grâce au transport individuel, ont choisi de vivre à l’écart des centres urbains mais ont besoin de s’y rendre pour travailler et si on les empêche de prendre leur véhicule privé, faute de transports en commun de proximité, ils sont bloqués).

Regardez comme les politiques louvoient pour ne pas aborder de front le problème et se bornent à ne prendre que des mesures à très court terme, sans grand effet, quand la pollution atmosphérique atteint des taux plus qu’alarmants.

( Eh oui, ils ne voient pas comment ils pourraient se passer des revenus du pétrole qui tombent rubis sur l’ongle et leur évitent - sachant qu’un surcroit d’impôt inciterait les citoyens déjà lourdement taxés à la révolte - de se creuser les méninges pour envisager des solutions de rechange. Quand on prend la détestable habitude de vivre au dessus de ses moyens, on s’endette et on finit par devenir insolvable. Sans le pétrole, la plupart des pays occidentaux pourraient sombrer dans une dépression catastrophique, et leurs dirigeants subir à n’en point douter la colère des peuples. Voilà pourquoi nos gouvernants ne cessent de faire des risettes féales aux détestables émirs du golfe).

Et pourtant, les solutions existent. J’ai la certitude, et je ne suis pas le seul, que l’abandon des énergies fossiles comme les hydrocarbures et le passage aux énergies douces, relanceraient l’économie et résorberaient le chômage. Imaginer des véhicules utilisant l’énergie électrique, voltaïque, celle de l’hydrogène, voire carrément l’eau, n’est pas une chimère. C’est fait ! Il suffirait d’avoir la volonté, que dis-je le courage de les mettre en chantier et ça, je crains fort hélas qu’à moins d’y être contraints, les maîtres de l’économie et leurs vassaux politiques ne s’y résoudront que quand ils réaliseront que leur propre vie est elle même directement menacée par les dérèglements climatiques. Or quand on connaît le pouvoir aveuglant de la richesse et de sa « dolce vita », mieux vaudrait que le peuple, qui n’a rien d’autre à perdre que ses aliénations, se réveille avant eux. Révoltons nous, nom de dieu !

Je vous souhaite à toutes, gentes dames, et à tous, galants damoiseaux, une année 2017 lucide, énergique, et heureuse. Surtout, n’oubliez pas d’éclairer vos enfants et petits enfants sur la chance que nous avons de vivre sur cette terre généreuse qui nous a tant donné et sur la nécessité impérieuse de combattre, pour la préserver, les indolences et les aveuglements criminels.

Vivaaaa !     

    

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