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Je me sens parfois si près du grand départ

Que j’arrive partout fréquemment en retard.

J’oublie mes rendez-vous, procrastine souvent

Et crois sincèrement que je gagne du temps.

 

Je ne fais qu’irriter ceux de mon entourage

Qui mettent ces manies sur le compte de l’âge,

Me jugent comme un vieux qui perd un peu l’esprit

Alors que je ne fais que prolonger ma vie.

 

La mort est là, si proche. Elle frappe autour de moi

Je la sens s'avancer et parfois je la vois

M’observer de très loin comme on guette une proie

Avec l’air de dire, bientôt ce sera toi…

 

Pourquoi faut-il donc attendre son bon gré

Et pourquoi se corrompre s’il faut que l’on meure ?

Ne serait-il pas mieux de se désintégrer

D’un seul coup, d’un seul, quand arrive notre heure ?

 

On est là bien vivant, puis soudain on n’est plus.

Sous les yeux de nos proches nous voici disparus

Sans laisser de nous mêmes une livide trogne

Et un corps destiné à se muer en charogne.

 

Ô oui que j’aimerais, comme un feu d’artifice,

Partir en embrasant d’un beau bouquet final

Le firmament, sous l’œil de quelques spectatrices

Qui viendraient applaudir cet adieu triomphal.

 

La vie ne devrait pas engendrer le malheur.

Pourtant elle n’est hélas, pour des millions de gens,

Qu’un ignoble calvaire. C’en serait affligeant

Si la mort épargnait ceux qui en sont les fauteurs.  

 

Eux crèveront, c’est sûr, dans de beaux draps de soie

Mais ayant tant à perdre, ils trembleront d’effroi

Quand la camarde les privant enfin de l’opulence

Les confrontera sans dispense… à leur pestilence.

Viva la muerte ! Vivaaaaa !

JB

 

 

 

Viva la muerte !Viva la muerte !Viva la muerte !
Viva la muerte !Viva la muerte !

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