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Un ami de Phnom penh partisan de la monarchie affirme :

« L'avantage de la royauté, c'est que ce que le père n'accomplit pas, le fils le fera. Il suffit de voir comment la France fut bâtie pour que cela devienne clair ».

Voici ma réponse.

Notre pays s’est construit, cher ami, dans la violence : annexion de l’Occitanie après la sanglante guerre contre les Cathares et le comté de Toulouse, guerre des Flandres, mise à sac du Palatinat et j’en passe. Si on y ajoute les méfaits des Républicains : saccage de la Bretagne et de la Vendée royaliste on peut dire que notre France a été enfantée dans la douleur. Au début du 20ème siècle sur les murs de Dunkerque ont pouvait encore lire « Il est interdit de parler flamand ». Et que penser des coups de règle que les enfants recevaient sur leurs doigts – ce fut mon cas – pour s’entêter à parler leur dialecte local dans la cour des écoles de Jules Ferry. Pure hypothèse d’affirmer que le fils accomplira ce que le père n’a pas fait. Il est dit au contraire que ce que le père bâtit, le fils en jouit et le petit fils le détruit. C'est le cas des Louis 14, 15, et 16.

Un gentil, Louis XVI, un peu indolent, plus serrurier que souverain, qui ne sut pas prévoir à temps l'urgence d'établir une monarchie constitutionnelle et qui en perdit sa tête. Au 16ème siècle, Charles II d'Angleterre, après l'expérience de Cromwell, un Robespierre avant l'heure, jugea prudent de tenir compte des décisions des deux chambres, Communes et Lords. Bien lui en prit. La monarchie perdure de l'autre côté de la manche mais avouez, cher partisan des rois, que l'obèse Louis XVIII n'était pas de taille à imposer une restauration au peuple de France qui venait de vivre tant de griseries napoléoniennes.

Le tsar Alexandre 1er qui vint avec ses cosaques occuper Paris après la débâcle de la Bérézina, était un roi très sympathique, j’en conviens ! Les Parisiens tinrent en grande estime ce monarque francophile qui les préserva des rapacités prussiennes. Nonobstant, à en croire la légende, il aurait fui les fastes du trône pour finir dans la peau d'un ermite, le starets Fiodor Kouzmitch qui sera canonisé par l'église orthodoxe en 1984.

Une destinée plus heureuse que celle de sont petit neveu le tsar Alexandre II, lequel, ayant pourtant aboli le servage, tombera sous les bombes des Narodniks ( socialiste révolutionnaires). Quant à Nicolas II, le dernier des Romanov, vous connaissez sa fin aussi bien que moi. Au fond, à bien y regarder, Cromwell, en décapitant le premier un roi, a peut être été le sauveur de la monarchie britannique, car ni l'empereur de Prusse, ni l'empereur austro hongrois, ni le sultan de la Sublime Porte n'ont survécu au premier conflit mondial qui donna le coup de grâce au grandes familles impériales.

Il faut se rendre à l'évidence, cher ami de Phnom Penh, les monarchies d'aujourd'hui ne sont que des survivances. Il est loin aussi le temps où le grand Jayavarnam régnait sur le Kampuchéa Krom, la Thaïlande, une partie du Laos, et de la Birmanie. Je n'ai, vous avez pu le constater, aucune admiration pour notre classe politique actuelle et lui préfère de loin les savants, les chercheurs, les poètes, et les jeunes cosmonautes qui peuvent encore éclairer nos rêves. Néanmoins, appartenant historiquement et culturellement au monde de Périclès, Socrate, Aristote et Platon, j'aurais toujours une préférence certaine pour les républiques, même si les monarchies nous ont quelquefois, par le passé, gratifié de bons rois. Vivaaaa !

 

 

Royalistes ou Républicains !Royalistes ou Républicains !Royalistes ou Républicains !
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