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 La pendule peut bien attendre encore un peu.

Nous aimons tant la vie qu’on veut s’y accrocher

Comme des coquillages agrippés aux rochers

Que cherchent à arracher des flots tempétueux.

 

Oui, nous résistons tous à ces coups de boutoir

Qui s’obstinent à vouloir nous faire lâcher prise.

C’est un combat, c’est vrai, qui se nourrit d’espoir,

De lassitude aussi en période de crise.

 

Jeune, on frôlait la mort dans nos fureurs de vivre,

Vieux, on cherche à la fuir, c’est elle qui nos frôle.

Pour ne point réfléchir, quelquefois on s’enivre

Et rêvons d’un temps où l’on avait le beau rôle.

 

A quoi bon dire à ceux nés il y a vingt ans,

Qu’à leur âge aussi nous mordions dans la vie

Avec des dents de loup. J’imagine aisément

Leur réplique cruelle : « Tu radotes papy ! »

 

Bientôt nos mains noueuses lâcheront le rocher

Où elles se sont désespérément attachées

Et nous serons rayés du monde des vivants

Qui doit à notre place inscrire les suivants.

 

Parfois quand je contemple les moules entassées

Sur un récif battu par des vagues en colère

Je pense aux humains grouillant sur cette terre

Qui étouffe et voudrait bien s’en débarrasser.

 

On est trop, c’est certain, à vivre sur sa surface

Et si l’on veut vraiment éviter son rejet

Il serait très urgent de nourrir le projet

De purger notre espèce de ses plus gros rapaces.

 

JB

 

Tu Radotes PapyTu Radotes Papy
Tu Radotes PapyTu Radotes PapyTu Radotes Papy
Tu Radotes PapyTu Radotes PapyTu Radotes Papy

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