Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Revoici une petite collecte d’info sur les Canaries que demain aux aurores nous partons explorer après deux jours de flânerie le long de l’océan.

Les Canaries, et le mythe de l’Atlantide.

Les îles Canaries sont connues depuis l’antiquité sous le nom « d’Îles Fortunées ». On sait que les Phéniciens et les Carthaginois y abordèrent. Cependant dans les écrits phéniciens on ne trouve pas un mot sur les aborigènes canariens et il est encore, pour le moment, impossible de déterminer avec certitude quand et par qui ils furent découverts. Certains disent par les Arabes, d’autres par les Portugais, d’autres encore par les Génois. Dès 1335, débarquèrent à Lisbonne deux bateaux affrétés par le roi du Portugal qui avaient atteint les îles Canaries en juillet de la même année sous le commandement du Génois Niccoloso da Recco et du Florentin Angiolino del Teggilaia de Corbizzi. Ils y restèrent cinq mois et à leur retour à Lisbonne rapportèrent quatre prisonniers guanches. Bocacce en personne prit sa plume pour écrire un portrait des Guanches en se fondant sur les données apportées par da Recco : « des terres rocailleuses sans aucun type d’agriculture, mais riches en chèvres et autres animaux et remplies d’hommes et de femmes dénudés s’apparentant à des sauvages. » Deux religieux qui accompagnaient da Recco, Pierre Bontier et Jean Leverrier, étudièrent la vie des indigènes et ajoutèrent une série de détails savoureux à la description de Bocacce. Selon leur témoignage, les Guanches primitifs, vivaient à l’âge de pierre, en communautés matriarcales, se nourrissant de lait de chèvre, et utilisant, comme armes, des pierres et des pics de bois aiguisés. Ces troglodytes, disaient-ils, « escaladaient les montagnes avec la même aisance que les chèvres et étaient si bon coureurs qu’ils pouvaient chasser un lièvre dans sa course ».

Dans les années qui suivirent, les îles Canaries devinrent un lieu de prédilection pour les navigateurs, de toutes origines, qui venaient chasser des esclaves pour les vendre aux marchands et aux grands seigneurs d’Afrique du Nord. Les premiers conquérants furent les Normands Jean de Bethencourt et Gadifer de Lasalle, mercenaire œuvrant pour le roi d’Espagne. Ils s’établirent à Lanzarote en 1402 puis à Fuerteventura et à El Hierro. La population des îles devait alors compter 70 000 Guanches au total (chiffre estimé, dont près de 30 000 à Tenerife et autant à Gran Canaria). La conquête des dernières îles ne se fit qu’en 1491 (La Palma) et 1496 (Tenerife). En débarquant pour la première fois aux îles Canaries, les Normands furent étonné de se trouver en présence d’indigènes plutôt blonds, au teint clair et de haute taille. Lorsqu’il leur fut possible de comprendre leur langue, ils découvrirent avec étonnement que les Guanches se croyaient seuls au monde, persuadés d’être les derniers survivants d’une terrible catastrophe qui, plusieurs millénaires auparavant, avait anéanti l’humanité toute entière. Ce constat contribua à nourrir le mythe de l’Atlantide. Aujourd’hui encore, beaucoup croient que les Canaries sont ce qui reste du grand continent englouti.

Les idéologues et savants nazis étaient, eux, convaincus que les Canaries étaient non seulement les restes de l'antique Atlantide, mais que les natifs de ces îles étaient les authentiques survivants des grands atlantes. Naturellement, ils exagérèrent selon leur habitude, la droiture et valeur de ces aborigènes qui avaient résisté tant de temps aux conquistatores espagnols, et même défait l'armée espagnole lors d'une grande bataille. Dès 1939, ils organisèrent une expédition, menée par le Docteur Huth, un universitaire expert en religions qui parlait sept langues, dont l'hébreu. Il avait lu tout ce qui était disponible sur la préhistoire des Canaries et en avait conclu, ainsi que toute son équipe, que les natifs canariens étaient : « membres d'une lignée pure et non polluée de Cro-Magnons, tels les Aryens, et qu'il s'agissait de beaux hommes et femmes, de type nordique, qui avaient bien préservé les anciennes pratiques aryennes jusqu'au 15ème siècle ».

Cette hypothèse est des plus aléatoires, le caractère proto-berbère des Guanches, étant lui plus que probable. Néanmoins, il est certain que leurs vestiges tend à prouver que ces pseudo-sauvages n’étaient ni illettrés, ils avaient des écritures, ni incultes. Tenerife recèle le lieu archéologique le plus spectaculaire de tout l’archipel : le site de Güimar, avec plusieurs pyramides à degrés présentant une orientation N/S sur l’axe du solstice d’été. La perfection et la taille des structures pyramidales leur confèrent un caractère cérémoniel, voire astronomique puisque l’Institut d’Astrophysique considère leur sommet comme propice à l’observation du ciel. Entre les pyramides, diverses places, ou aires délimitées, pourraient avoir représenté des lieux de culte ou d’expériences agricoles. On suppose en effet que l’observation des mouvements de la lune et du soleil peut avoir servi à l’identification des cycles agricoles, comme semble le confirmer leur localisation près de points d’eau.

Les pétroglyphes, très souvent en forme de spirales, que les Guanches ont gravés dans les grottes, sont une autre énigme qu’aujourd’hui encore beaucoup de chercheurs tentent de résoudre, y voyant, pour certains, des représentations astrales, pour d’autres un rituel sacré, pour d’autres encore une écriture liturgique. Autant de suppositions qui alimentent le mythe « Guanche », des îles Fortunées et de l’Atlantide rêvée par Platon.

Vivaaa!

 

 Les Canaries, et le mythe de l’Atlantide Les Canaries, et le mythe de l’Atlantide Les Canaries, et le mythe de l’Atlantide
 Les Canaries, et le mythe de l’Atlantide Les Canaries, et le mythe de l’Atlantide
 Les Canaries, et le mythe de l’Atlantide Les Canaries, et le mythe de l’Atlantide Les Canaries, et le mythe de l’Atlantide
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :