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Nous vivons actuellement un étrange phénomène météorologique aux Canaries et plus particulièrement sur l’île de Tenerife où le nord nous évoque par endroit les brumes et les pluies d’Irlande et où le Sud, situé derrière une chaîne de montagnes volcaniques, devrait en principe être beaucoup plus tropical. Je dis bien, en principe, mais il arrive que de gros cumulo-nimbus sombres franchissent les crêtes et se fixent de ce côté-ci avec un entêtement tenace. Nous avons alors, accentuée par un vent frisquet qui nous oblige à enfiler nos doudounes, la sensation d’un orage imminent. Celui-ci pourtant ne se déclenche pas et le ciel menaçant se contente de faire régner sur la longue promenade qui borde les plages (environ 15 kilomètres) une pénombre parsemée de vagues éclaircies. Le soleil, lui, fait étinceler la mer à quelques centaines de mètres du rivage, peut être un bon kilomètre comme s’il voulait nous narguer. « Vous me voulez, eh bien nagez jusqu’à moi ».

En dehors des véliplanchistes qui vont là-bas  chercher la vague, aucun touriste ne se risque aussi loin d’autant que les illusions d’optique rendent les distances aléatoires. En face, l’île de la Gomera, telle un grand paquebot immobile – beaucoup moins étendue que celle de Tenerife - s’impose dans sa totalité à notre regard. On la devine très différente, plus sélective, préférant, faute de plages suffisantes, les amoureux des randonnées aux adeptes des bains de mer et du bronzage intensif. N’attirant pas ou très peu le tourisme balnéaire, elle a été, par voie de conséquence beaucoup moins abimée par la frénésie de constructions qui a sévi ici. Si nous revenons un jour dans ces parages, il est certain que nous irons explorer la mystérieuse forêt et les ravissants paysages de la Gomera classés au patrimoine mondial de l’humanité. Néanmoins nous avons bien visité Tenerife, ses sites variés, son volcan qui culmine à plus de 3000 mètres, et été heureux de pouvoir par la même occasion faire revivre la mémoire des Guanches, ce peuple d’aborigènes géants au teint clair, anéantis par les conquistadores, qui vénéraient la déesse mère et sautaient de roche en roche avec l’agilité des caprins qu’ils promenaient de pâture en pâture. Nous avons découvert qu’ils possédaient l’écriture, bâtissaient eux aussi des pyramides et avaient pour seule arme leur bâton de berger. Bilan donc globalement positif comme aurait dit Georges Marchais. Quand aux constructions modernes, il y a du bon et beaucoup de mauvais. Voyez les photos, je vous laisse juge. Demain nous rentrons sur Paris. La cuisine française me manque.

Viva los amigos.  

Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…
Un dernier regard…

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