Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Comme je me lève très tôt le matin pour faire le moins de bruit possible je m’installe à mon bureau, ouvre la fenêtre et me laisse envouter par les sons qui m’arrivent du dehors. Parfois je tends un œil et regarde ce qui se passe dans le morceau de ciel que j’aperçois et dans le champ de vision restreint qui s’offre à ma vue. C’est pourquoi mes sonnets ne vous feront pas voyager aussi majestueusement que « Les Conquérants » de José Maria de Heredia. D’abord parce que je ne suis, en ce domaine, qu’un amateur pas toujours éclairé et aussi parce qu’a cette heure, je ne peux vous proposer qu’une évasion en modèle réduit avec, parfois, des nostalgies qui m’entraînent dans des mondes éloignés visités naguère…

De ma fenêtre…

 

Mes sonnets du matin, vous le savez, peut être,

Expriment des émois venant de ma fenêtre

Qui donne sur la cour de la maison d’Antibes.

Ce sont souvent des sons qui m’arrivent par bribes

 

Ou des visions fugaces qui s’impriment en moi.

Vous connaissez déjà le cadre d’où je vois

Le vieux micocoulier, l’olivier, ou les roses

Le néflier, le jasmin, au fond peu de choses.

 

Au delà de ma grille dans une cour voisine

Se dresse un palmier qui danse la biguine

Si le vent vient du large, une samba enjouée

 

Quand surgit le mistral pour bien le secouer.

Puis il y a les oiseaux cachés dans les ramures

Et les blanches mouettes qui planent dans l’azur…

 

JB  

De ma fenêtreDe ma fenêtre
De ma fenêtreDe ma fenêtreDe ma fenêtre

Partager cet article

Repost 0