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C’est en lisant dans le journal de Kyraline Lee une citation de James Joyce sur la vie, que l’idée de composer ce « Gageure » m’est venue. Cette citation la voici :

 

« La vie , c'est beaucoup de jours, jour après jour. Nous marchons à travers nous-mêmes, rencontrant des voleurs, des spectres, des géants, des vieillards, des jeunes gens, des épouses, des veuves, et des vilains beaux-frères. Mais toujours nous rencontrons nous -mêmes. »

 

 Et voici le fruit de mes cogitations

 

 

Gageure !

 

A quoi bon gloser sur la vie ?

La vie c’est la vie !

A quoi bon disserter sur la mort ?

La mort c’est la mort !

 

On ne sait rien à sa naissance.

On n’en sait guère plus lorsqu’on meurt

Mais au mi-temps de notre existence

On sent soudain monter la peur.

 

Alors, on cherche à combattre, c’est humain,

Cette décrépitude qui nous guette,

Qui altère nos traits, affaisse nos silhouettes

Et contre laquelle, pourtant, tous les efforts sont vains.

 

On s’invente des éternités pour adoucir le dénouement

Des vies après la mort, des paradis, des dieux,

Qui nous attendent tous, au plus haut des cieux.

On les transforme en dogmes pour y croire vraiment.

 

Ce sont presque toujours d’habiles orateurs

Qui érigent ces songes en une religion

Puis affirment qu’ils peuvent obtenir les faveurs

D’un « Tout Puissant » s’ils suivent ses décisions.

 

Etre l’oreille de l’Eternel, quoi de plus exaltant ?

Ordonner en son nom, transmettre ses commandements.

Moïse au Sinaï a compris que ces hordes d’Hébreux

Turbulents, indociles, n’obéiraient qu’à Dieu ;

 

Un dieu peu conciliant inspirant la terreur    

Faisant tonner sur eux des éclairs menaçants

Pour les obliger à courir en hurlant

A l’assaut de la terre de Canaan.

  

Ne cherchant à conquérir, des humains, que les cœurs

Jésus ne fit de Dieu qu’un indulgent sauveur.

Il mourut sans avoir convaincu la populace

Mais le persuasif Saint Paul le fera à sa place.

 

Mohamed l’idolâtre, de clans rivaux, honni

Dut partir de la Mecque d’où il fut banni.

A Médine il trouva des docteurs de la loi

Qui lui apprirent les bases de leur judaïque foi.

 

Il se dit alors que si Dieu avait parlé à Moïse

Il pourrait aussi, pourquoi pas, lui parler à lui.

Et en motivant les Arabes à sa guise,

Il a reconquis la Mecque d’où il s’était enfui.

 

Ce messager d’Allah était un fin stratège

Mais pouvait-il penser que 15 siècles plus tard

La poignée de fidèles de ses premiers sièges

Dépasserait dans le monde largement le milliard.

 

Difficile de croire à ces vierges appelées houris

Qui attendent les martyrs dans ce paradis

D’Allah. Pourtant des jeunes par de faux dévots abusés,

Pour les rejoindre, dans les foules, se font exploser.

 

Qui aurait pu penser que la trouvaille de Moïse

Pour lancer les Hébreux vers la terre promise

Engendrerait le sionisme, un imprévisible avatar

Qui accoucherait d’Israël, trois mille ans plus tard?

 

Qui aurait pu prédire qu’au début de notre ère, 

Crucifié dans l’indifférence, le Nazaréen rebelle

Serait aujourd’hui vénéré sur la terre entière    

Et qu’un pape, en son nom, conduirait ses fidèles ?

 

Surtout, qui aurait pu prévoir que ces trois grands cultes

Affirmant haut et fort prêcher amour, paix et raison

Malgré leurs prônes sages, leurs aimables oraisons 

Soient la cause de tant de haine et de sanglants tumultes.

 

Pour conclure je vous invite à réfléchir sur cette pensée de Waldo Emerson :

« Le plus grand dérèglement de l’homme est de croire les choses parce qu’il veut qu’elles soient et non parce qu’il les a vues ».

 

JB

 

Gageure !Gageure !Gageure !
Gageure !Gageure !
Gageure !Gageure !Gageure !
Gageure !Gageure !

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