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Je hais la démagogie et j’abhorre les démagogues. Alors en guise d’églogue, voici un sonnet ciblant ceux qui jouent les révolutionnaires pour se faire aduler par la foule. La révolution des œillets est suffisamment récente pour nous rappeler que sans les soldats qui ont pris le parti du peuple, le tyran portugais Salazar n’aurait pas été renversé. Celle de jasmin en Tunisie, encore toute fraiche dans nos pensées, nous confirme que si la troupe n’avait pas fini par retourner ses armes contre la police qui réprimait le peuple, le tyran Ben Ali serait encore aux manettes. Sans le concours de la garde nationale et de ses chassepots, la commune de Paris aurait été matée en une journée.

La rue ne génère pas, hélas, que de bonnes intentions. Elle peut aussi, malheureusement, engendrer pillage, lynchage, férocité mais fait rarement seule tomber les tyrans. J’ai aussi dans mes souvenirs d’enfant des images insupportables de femmes nues, couvertes de crachats, tondues, insultées, molestées, parce qu’elles avaient soi-disant couché avec des Allemands, des boches. Certaines d’entre-elles étaient âgées de 20 ans et leurs amants d’outre-Rhin étaient aussi jeunes qu’elles ; mais ces considérations humaines, les foules vindicatives les ignore. Je pense à cette phrase célèbre d’Henri Jeanson attribuée à Arletty : «  Mon cœur est français mais mon cul est international ». Sans sa très grande popularité la star « titi-parisienne » n’aurait pas échappé à la tonte et aux lazzis. Alors ma référence à moi, ce n’est pas la rue, mais ceux qui savent l’inspirer, la guider, sans ouvrir les vannes des pestilences qui stagnent dans ses bas-fonds… VIVAAAA !! (Glissez sur la pub intruse)

 

 

Les flagorneurs.

 

Non ce n’est pas la rue qui a chassé les nazis

Mais les Alliés et nos forces Françaises libres :

Deuxième DB, FTPF et FFI

Et quand j’écris ces lettres mon cœur d’enfant vibre.

 

Non, jamais la bastille n’aurait pu être prise 

Sans la Garde Française, ses fusils, ses canons,

Sans Hulin et Elie ses deux chefs dont les noms

Ont été oubliés sans doute par méprise

 

Ou, peut être déjà, pour embellir l’histoire

Et faire croire à la rue que la révolution

C’est elle seule qui l’a faite et que c’est sa victoire.

 

Méfiez-vous amis des trublions de cénacle

Qui flagornent les gens par impure ambition

Et qui n’ont qu’une idée, accéder au pinacle.

 

JB

 

Les flagorneurs.Les flagorneurs.Les flagorneurs.
Les flagorneurs.
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