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Depuis quelques jours je m’interroge. Il me souvient que quand les Pakistanais avait fait exploser une bombe A ou H que sais-je, souterraine, un séisme avait frappé l’Afghanistan voisin. Je me demande si le séisme qui a ravagé le cœur de Mexico n’est pas lié à l’explosion en sous-sol de la bombe H Nord Coréenne ? Quand même ces déflagrations doivent ébranler quelque peu les plaques tectoniques, non ? Et nous même à Mururoa avons peut-être été avec nos expériences nucléaires cachées la cause de certains dérèglements. Sans parler des expériences américaines ou soviétiques à l’époque où ces deux Hercules jouaient à celui qui aurait la plus grosse, puis des Chinois qui ne voulaient pas qu’on méjuge la leur.

Hier matin dans l’émission d’Ali Badou sur France inter j’ai écouté Michel Onfray qui suggérait l’idée qu’on pouvait déjà, à son petit niveau, vivre mieux, et faire ses propres révolutions sans attendre l’avènement improbable d’une société idéale qui viendrait d’en haut. Je suis d’accord avec lui, d’en haut, il n’y a rien a espérer et les politiciens professionnels se contentent surtout de prospérer aux crochets de la république. En revanche on peut faire beaucoup d’en bas au niveau du voisinage, déjà, puis de la commune sans passer nécessairement par des élections. D’ailleurs en poussant plus loin le bouchon, on pourrait se passer des maires, des députés, ou, au moins, avoir la possibilité de les révoquer quand ils faillissent à leurs tâches. On pourrait fonctionner de manière autonome par région, l’Etat n’étant là, accessoirement, que pour une représentation internationale. On voit bien où ses idées prennent leur source, un peu chez Nietzsche, un peu chez La Mettrie un peu chez des penseurs hédonistes grecs et bien sûr chez Proudhon, l’un des précurseurs de l’anarchisme.

Aussi Onfray verrait-il, lui aussi, une société où les individus-producteurs coopèreraient librement dans une dynamique d’autogestion. Seulement, quelle révolution dans les esprits cela sous-tend ! A l’exception de quelques expériences tuée dans l’œuf - par la trahison léniniste chez les cosaques zaporogues du grand Makhno pendant la révolution russe, ou par les réactions staliniennes ou fascistes en Catalogne durant la guerre d’Espagne - on est en droit de penser qu’une telle vision est totalement irréaliste. C’est pourquoi, j’essaie faute de pouvoir faire mieux, d’être au moins mentalement conforme à cette aspiration vers une société idyllique qui m’habite. Voici quelques exemples. Premièrement, j’ai abandonné la voiture. Deuxièmement, mes voisins du 5ème à Paris ont trois jeunes enfants deux charmantes petites filles et un très souriant bambin qui dans cet immeuble ancien et mal isolé sont parfois très bruyants. Au début j’ai gueulé très fort de mon bureau quand j’entendais courir au dessus de ma tête pendant que j’écrivais. Mais ce genre de conflits picrocholins finit par nous pourrir la vie. Aujourd’hui je gueule toujours mais je leur offre aussi des coffrets de chocolat à leur anniversaire et je peux vous le confirmer, les décibels ont chuté. Bon ça n’a rien à voir avec l’anarchie mais quand même l’art de la bonne cohabitation est peut être un tout petit premier pas nécessaire. A Antibes, c’est une de mes voisines qui veille sur notre maison et arrose nos plantes quand nous ne sommes pas là et quand nous sommes là, des apéros fréquents ont lieu entre gens du quartier. C’est presque une commune libre comme celle que j’ai connu dans le faubourg Maché, à Chambéry, durant mes jeunes années.

Bon attendez, ça court là-haut et mon plafond résonne.

- SILENCE NOM DE DIEU !

Voilà, ça s’est calmé. Il est vrai qu’hier c’était au tour d’Eugénie d’avoir son petit coffret de friandise. Pour Jean le bout de chou ce sera en décembre et pour Apolline l’ainée au mois de mai. Je sens qu’il va me falloir bientôt aller faire une retraite au Cambodge, chez les moines bouddhistes, pour m’imprégner de sérénité. Ah, la sérénité! Si nous savions la cultiver en nous à chaque instant de notre vie, il n’y aurait pas de guerre, pas de chef d’Etat jouant les matamores ou les donneurs de leçons, pas d’opposant pour attiser les colères, pas d’exploiteurs et donc pas d’exploités. C’est beau de rêver comme ça, de bon matin.

- SILENCE, LA-HAUT, MERDE !

 

VIVAAAAA !

 

JB

 

Silence, là-haut !Silence, là-haut !
Silence, là-haut !Silence, là-haut !
Silence, là-haut !Silence, là-haut !

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