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Hier, sur France-Inter, dans le magazine Intersection nous avons pu suivre un excellent reportage sur la Bosnie et ce qui s’en dégageait, était terrifiant. Pauvres Bosniaques qui après l’éclatement de la Yougoslavie ont subi les atroces violences de Croates et de Serbes fanatisés par leurs leaders. Tito qui était Croate d’origine avait parfaitement compris qu’il ne fallait surtout pas réveiller les particularismes locaux et fusionner les diverses cultures du pays dans un grand ensemble national où tous les peuples n’en formeraient plus qu’un. Lui, avait réussi ce tour de force. Il me souvient, en 1960 d’avoir près de Belgrade travaillé avec de jeunes komsomols, venus, des quatre coins du pays, qui construisaient bénévolement une digue sur le Danube. Nous partagions nourritures et enthousiasmes, dormions sous des tentes et durant mon passage, il me fut impossible de savoir qui était Slovène, Bosniaque, Croate, Serbe, Monténégrin, Macédonien, ou Kosovar. Tous se reconnaissaient en tant que peuples slaves, sauf bien sûr les Kosovars qui étaient albanophones mais tous, sans exception, se disaient citoyens de la République Fédérale de Yougoslavie.

A la mort de Tito, la lutte des élites ethniques a pris une tournure épouvantable et tous les anciens apparatchiks du parti se sont rangés derrière leurs leaders communautaristes, lesquels n’avaient qu’un seul but devenir de petits Califes à la place du grand dont la jambe elle même, rappelez vous la couverture de Cabu dans Charlie Hebdo, avait choisi la liberté. Tous ces capos di capi, que ce soit Slobodan Milosévic le Serbe orthodoxe, qui aurait pu s’il avait été moins sectaire succéder à Tito, Franjo Tudman, le Croate  catholique, Alija Izetbegovic, le Bosniaque musulman et tous les autres vont créer leur propre armée et s’appuyer sur leurs particularités, entre autres la religion, pour affirmer leur différence.

Alors, une Saint Barthélémy monstrueuse va ravager ce pays jusqu'à sa partition. Par affinités historiques et culturelles les Russes aideront les Serbes, les Allemands les Croates, les Autrichiens les Slovènes qui s’en tireront plutôt bien, les Albanais les Kosovars et les ploutocraties pétrolières les Bosniaques.

Or s’il est à relever que lors de l’invasion nazi les Serbes ont été majoritairement exemplaires et ont vaillamment lutté contre l’occupant, bien des Croates se sont rangés derrière les oustachis et son leader Ante Pavelic, ardent partisan de la collaboration et  promoteur du massacre de 35 000 Juifs, 290 000 Serbes et 25 000 Tziganes. Pour toucher leurs primes, ses nervis lui livraient les yeux de leurs victimes dans de grands sacs en guise de preuve. (Voir Kaputt de Malaparte). Peut-être qu’en aidant Tudman, les Allemands se souvenaient-ils de cette amitié des temps obscurs.

Izetbegovic à la même époque soutenait la division Handschar de la Waffen-SS presque entièrement composée de musulmans bosniaques formés par des extrémistes, partisans comme lui de la dissimulation quand la conjoncture ne leur est pas favorable et qui, tels des diables, jaillissent de leur boite, à la moindre opportunité.

Il faut avoir un peu de recul pour mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui en Bosnie. L’islam traditionnellement pratiqué dans ce pays était devenu tolérant par la force des choses. Dans un état pluriconfessionnel, la politique prime nécessairement sur la religion qui reste dans le domaine privé. Avant l’implosion de la Yougoslavie, grâce à sa situation particulière, Sarajevo était un carrefour culturel, un haut lieu de savoir et de tolérance où les femmes, peut-être plus que chez leurs voisins serbes ou croates, excellaient dans la médecine, la magistrature et les arts. Il ne leur serait pas venu à l’idée de porter un foulard pour cacher leur chevelure comme le faisaient leur mère ou leur grand mère.

Hélas, les moudjahidines barbus venus du golfe ou d’ailleurs pour aider Izetbegovic étaient des wahhabites ou des salafistes qui n’avaient rien de progressistes. Ils imposèrent aux combattants bosniaques leurs idées rétrogrades et affectèrent des imams sectaires dans les mosquées nouvelles.

Aujourd’hui, comme nous le démontrait le magazine Intersection, la Bosnie est devenue un lieu de villégiature pour les familles aisées du golfe qui fuyant l’été les chaleurs torrides de leur désert pétrolier, viennent se reposer dans la fraicheur des Balkans. Ces nantis en djellaba possèdent des villages entiers qu’ils peuplent de leurs épouses entièrement voilées, de leurs gosses gavés et de servantes-esclaves dont la maigreur tranche dans cette population suralimentée et hautaine.

Par bonheur, la force de l’esprit résiste à cette régression islamique qui voudrait étreindre toutes les lumières de Sarajevo. Puisse le peuple Bosniaque chasser un jour de son sol ces bigots intolérants et haineux qui s’obstinent à vouloir imposer au monde un schéma arriéré et absurde.

 

A bas l’obscurantisme, A BAS !!!!

 

       

   

 

 

 

 

 

 

Une ombre sur Sarajevo.Une ombre sur Sarajevo.Une ombre sur Sarajevo.
Une ombre sur Sarajevo.Une ombre sur Sarajevo.
Une ombre sur Sarajevo.Une ombre sur Sarajevo.
Une ombre sur Sarajevo.Une ombre sur Sarajevo.
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