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En prose cette fois, mais pour poursuivre mon délire poétique concernant le 22 mars publié hier sur mon blog, je rappelle aujourd’hui de façon très concrète que jusqu’au départ de de Gaulle, après le référendum sur la régionalisation, le gouvernement pour gérer le pays empruntait à la banque de France pratiquement sans intérêt. N’étant donc que très peu endetté, il pouvait sans effort maintenir les acquis sociaux, voire, le cas échéant, les renforcer.  

En 1973 la loi qu’on surnomme désormais « Loi Pompidou, Giscard, Rothschild » en réformant les statuts de la Banque de France empêcha l'Etat de « battre monnaie » pour se financer et le contraignit à emprunter aux autres banques qui s’engraissèrent en encaissant les intérêts des dettes contractées. Certains n'hésitèrent pas, à ce propos, à parler de « casse du siècle ».

Ce processus fut condamné par le prix Nobel français d’économie décédé en 2010, Maurice Allais, qui disait entre autre : « l’économie actuelle qu’on nous présente comme une panacée n’a qu’un seul critère l’argent. Elle n’a qu’un seul culte l’argent. Dépourvue de toute considération éthique, elle ne peut que se détruire elle-même ».

La loi Pompidou-Giscard fut appliquée par le traité sur l’Union européenne de Maastricht et depuis, c’est à cause des taux fluctuants que la plupart des pays européens se sont endettés et que les banquiers, chez nous, ont peu à peu pris le pas sur les politiques.

L'augmentation brutale des endettements s'est déclenchée en 2007 à partir de l'éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis, les fameux subprimes.

Evidemment, pour tenter de rembourser leurs dettes les gouvernements de notre chère Union Européenne, et le nôtre en particulier, cela quel que soit le parti au pouvoir, tentent par tous les moyens de rogner sur les dépenses de l’Etat en grignotant un à un les avantages sociaux ou en vendant les biens de la nation. Nous devons au gouvernement Mitterrand la destruction de nos aciéries de Lorraine, au gouvernement Jospin la privatisation des plus grandes banques françaises. Il n’y a pas un seul gouvernement depuis la chute de Gaulle qui n’ait bradé quelques uns de nos bijoux de famille.

Si les réformes que l’on nous propose visaient à améliorer vraiment la situation économique de la France, bien sûr que je serais pour. Mais le jeune Macron, à l’instar de Pompidou a été à bonne école. Sa mission première n’est pas d’assurer le bien-être des Français mais de racler partout où il y a encore quelque chose à prendre. A l’époque du Grand Charles je n’étais pas gaulliste mais déjà un passionné des idées de Louise Michel. Néanmoins, en tant qu’amoureux de l’histoire, je constate que notre déclin a commencé après le départ du Général, quand les financiers ont hélas trouvé dans les politiciens de féaux serviteurs.

Je la cite très souvent parce qu’elle éveille en moi une grande nostalgie, cette phrase de Vincent Auriol, président français de 1947 à 1954. Mettez lui l’accent occitan de Revel qui roule un peu les R et vous en apprécierez toute la saveur :

«  Moi les banques je les ferme et les banquiers, je les enferme ! »

Ce n’est pas le jeune Macron qui oserait dire ça…

Et pourtant les Finlandais eux l’ont fait. Après les « subprimes » ils ont emprisonné leurs banquiers véreux. Chez nous on les a dédommagés avec de l’argent public, n’est-ce pas Monsieur Sarkozy ???  Non, cette question est obsolète. Les juges en ont tant d’autres à vous poser autrement plus grave, monsieur l’ex-président. 

 

JB

 

Le casse du siècle !Le casse du siècle !
Le casse du siècle !Le casse du siècle !Le casse du siècle !
Le casse du siècle !Le casse du siècle !
Le casse du siècle !Le casse du siècle !
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