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En pensant à Merkel et Macron, revoici cette fable de ma composition qui, je l’espère, vous fera rire... jaune peut être.

 

 

 

Une reine des aigles possédait une terre  

Tout près d’un poulailler gouverné par un coq

Jeune et impétueux qui, tel un mousquetaire,

Se servait de son bec comme d’un estoc.

 

La reine aigle lui dit d’un ton fort maternel :

« A quoi bon batailler pour être les plus forts

Cela crée des aigris et des esprits rebelles

Qui vont s’évertuer à saper vos efforts.

 

Votre basse-cour est un innommable foutoir

Bourré de petits coqs qui briguent votre place,

De poulets indociles avides de pouvoir,

De poules cantonnées aux rôles de bécasses.

 

Chez nous point de clivage, on est plus ordonné.

Nos aigles travailleurs n’ont qu’un seul syndicat.

Nos femelles, c’est mon cas, peuvent nous gouverner.

Nos égos sont moins forts, ça crée moins de tracas,

 

Nous évitons ainsi tous vos remue-ménages

De poulets qui contestent, de coqs trop exigeants

Qui vous entraînent dans le funeste engrenage

Des emprunts insolvables et des soucis d’argent.

 

Nous avons en horreur ces futiles jabotages,

Mais nous sommes des aigles, vous des gallinacées.

Le coq, à ces mots eût pu crier : assez !

Vous me la baillez belle avec vos apanages.

 

Vous, accipitridés planant dans les hauteurs,

Vous êtes ignorants de ce qu’est l’art de vivre

Vos nourritures n’ont pas la moindre saveur

Et lorsque vous buvez c’est surtout pour être ivre.

 

Nous, gens du poulailler, nous sommes des gueulards

Dans tous les sens du terme. Nous voulons vivre heureux

Et nous tuer au travail pour que des charognards

Accumulent des gains nous rend très ombrageux.

 

Notre terre nous offre de nombreux avantages

L’olivier p­­­­ousse au sud, la vigne un peu partout.

Nous savons fabriquer d’excellents fromages

Et concevoir des vins qui vous plaisent beaucoup.

 

Alors, sachez-le bien, en aucune manière

Je ne chercherai à pourrir l’existence

Des miens par trop d’obligations arbitraires  

Qui ne profiteraient qu’aux financiers, je pense.

    

C’est ce qu’aurait pu dire notre coq président

S’il ne s’était pas pris pour un aigle, hélas,

Dont les cocoricos sont des glatissements

Qui déplaisent à son peuple mais plaisent aux rapaces.

 

JB

 

 

 

 

 



 

 

 L’aigle et le coq
 L’aigle et le coq L’aigle et le coq
 L’aigle et le coq L’aigle et le coq L’aigle et le coq
 L’aigle et le coq L’aigle et le coq
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