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Bon, je ne sais pas très bien pourquoi je me suis réveillé avec dans la tête les vers sublimes et inoubliables du bateau ivre. Merci très cher Arthur de m’avoir insufflé quelques miettes de ton génie pour pondre ces humbles quatrains

 

 

Les drapeaux ivres

 

Comme je flottais seul sur un balcon tranquille

Montré du doigt par des promeneurs goguenards

Je vis un soir surgir des nuées de braillards,

Arborant mes couleurs, qui envahirent la ville.

 

Que se passait-il donc, de quoi étaient-ils fiers

Ces ardents patriotes poussant des cris de guerre ?

Avait-on de nouveau fait tomber la bastille,

Vaincu à Austerlitz les faiseurs de bisbilles :

 

Ces troupes du tzar ou de l’empereur autrichien

Qui d’un commun accord détestaient mes couleurs.

Mais quand soudain celles-ci apparaissaient au loin

Avec la Marseillaise, elles éveillaient les peurs.

 

Non, ça c’est du passé. Quelle victoire ce peut être

Pour que ces multitudes défilent sous ma fenêtre

Et me saluent, moi, vieux drapeau solitaire

Par l’hymne préférée des anciens prolétaires.  

 

Oui, j’ai cru que l’on chantait l’Internationale

Mais sans les drapeaux rouges, ce n’était pas normal

Ils me brandissaient moi ces preux de carnaval

En criant à tue-tête « On est en finale » !

 

Et puis le lendemain, de nouveau j’étais seul,

Seul sur mon balcon, moi le drapeau de France

A flotter dans un océan d’indifférence

Ciblé par des moqueurs, triste comme un linceul.

 

 

VIVAAAAAA !

 

    

 Merci Arthur… Merci Arthur… Merci Arthur…
 Merci Arthur… Merci Arthur…
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