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Je ne me réjouis pas de la liquidation de Chérif Chekatt l’assassin de Strasbourg. J’aurais préféré qu’il soit capturé vivant et interrogé, pas seulement par les enquêteurs de police mais aussi par des criminologues et des psychologues compétents qui auraient pu nous expliquer comment, par quel processus, un jeune homme au visage presque doux, oserais-je écrire, a  sombré dans la délinquance à répétition avant de se faire happer par les corrupteurs de cerveaux salafistes et devenir un fanatique de l’Islam ?

Oui, pour nous tous, il eût été très utile d’apprendre comment un jeune Français, d’origine maghrébine, né dans la ville où il va commettre son horrible forfait, en arrive à haïr cette ville et ses concitoyens au point de vouloir les massacrer en criant de surcroit « Allah Akbar » , Dieu est grand !

Or dans le 20 heures de France 2,  on a eu droit à une interview fort superficielle de son père à l’abondante barbe rousse, salafiste pratiquant et classé fichier S. Sans la moindre émotion dans la voix, cet homme, ancien chauffeur livreur et, nous dit-on, retraité, confie à la journaliste qu’il ignorait les projets de son fils et que s’il les avait connus, il serait allé le dénoncer à la police pour éviter qu’il ne tue des gens et ne soit tué lui-même. Ce qui me surprend, moi, c’est que cet homme avoue ne pas avoir ignoré que son fils admirait Daech et s’était contenté de le mettre en garde en lui disant : « attention, ce sont des criminels ».

Par ailleurs on apprend qu’il était depuis longtemps divorcé de la mère de Cherif qu’il présente à la journaliste. Et là on découvre une femme jetant furtivement un regard craintif à son ex-mari avant de reconnaître qu’elle est triste et choquée par la mort de son fils et de toutes les victimes. On cherche en vain l’apparition de larmes dans ses yeux ou à capter un sanglot dans sa voix.

Et deux questions se posent :

- leur fils serait-il à leurs yeux un héros, ce qui expliquerait leur comportement plutôt détaché. On glorifie un martyr, on ne le pleure pas ?

- Chérif serait-il devenu un étranger pour eux au point de ne pas éveiller une tristesse visible ou une tangible douleur ??

Une dernière question me vient à l’esprit : ce terroriste a-t-il en guise d’amour été surtout nourri de haine ?  Imaginons-le grandissant dans une famille unie et tolérante. Aurait-il été ce délinquant qui se mue en assassin sur un paisible marché de Noël ?

 

JB  

 

La pub qui s'inscrit dans les textes est récente. Elle se fait contre ma volonté sans qu'on m'ait demandé mon avis. Ne la lisez surtout pas. C'est une intrusion.     

La mort d'un tueurLa mort d'un tueur
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