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Aux Morts !

Eh oui, il faut y penser et malgré nous on y pense.

 

 

 

Aux Morts !

 

On a beau se gausser de toutes ces fadaises                         

De voir dans les rituels de risibles folklores

Quand arrive novembre je ressens un malaise

Et dans ma tête défilent un à un tous mes morts

 

Des tantes, oncles, cousins, qui vivaient à Marseille

Et que dans ma jeunesse je voyais quelquefois.

Leur accent était familier à mon oreille

Mes parents l’ayant fait émigrer en Savoie.

 

Ma grand-mère, la première, s’effaça du décor

Avec ses cheveux neigeux et ses yeux bleu-clair

Emportant ses « boudiou » et ses « coquin de sort »

Dans la tombe de notre chambérien cimetière.

 

Et puis survient ma mère sur son lit de douleur,

Le visage crispé par une longue souffrance

Qui fut tôt confrontée à une vie de labeur

Où l’on ne savait pas ce qu’étaient les vacances.

 

Voici poindre mon père d’humeur bien plus légère

Vaillant quand il fallut combattre les Allemands.

Cantonnier, il eût préféré être condottiere.

Beau parleur, bon conteur, Marseillais cent pour cent.

 

Mon frère, lui, est tout près avec son doux regard

Quelques cendres dans une urne, au coin de mon bureau

Il aimait nos montagnes, nos vallons,  nos coteaux,

Qu’il exaltait avec son accent savoyard.

 

Un jour j’emporterai ses quelques braises éteintes.

Sur ma pierre tombale j’ajouterai son nom

Et notre Terre-Mère dans une douce étreinte

Me permettra d’attendre l’arrivée de MARION.

 

VIVAAA !

JB

La pub qui est interpolée dans mon poème est une intrusion qui a lieu contre mon gré. Les gérants de ce blog pourraient avoir la décence de la mettre en fin de texte. Je suis furieux ! 

Aux Morts !
Aux Morts !Aux Morts !
Aux Morts !Aux Morts !
Aux Morts !Aux Morts !
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