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Le Cauchemar

Il fait un temps pourri à Antibes, Vous savez ce temps où l’air chaud du large rencontre l’air froid des montagnes et où on a le sentiment non pas qu’il pleut mais qu’il ruisselle comme si le ciel d’un coup se muait en chute du Niagara. Sous l’effet du vent cette eau glaciale nous cingle le visage. Naturellement la tourterelle effrontée se planque, le goéland râleur ferme son bec et le pinson dans le micocoulier se blottit au creux de son nid. Seule la mer gronde et attaque sauvagement les remparts en écumant de colère. Rien d’étonnant dans ce contexte que je sois très tôt ce matin réveillé par un cauchemar qui fit défiler dans ma tête toutes les révolutions à partir de 1789.... 

 

Un cauchemar… (Après une pub malvenue)

 

 

 

 

 

 

 

J’ai fait un rêve, pas le rêve du grand pasteur noir

Martin Luther King, champion des droits civiques

Qui fut assassiné par un blanc fanatique

Sans que puissent s’éteindre ses paroles d’espoir.

 

Mon rêve à moi n’avait rien de confessionnel.

J’ai vu un ras de marée de pauvres en colère

Qui déferlaient sur tous les fiefs des milliardaires

Leurs usines, leurs palais, leurs yachts, leurs hôtels

 

Et qui les saccageaient en poussant de grands cris.

Enfin ils osaient s’attaquer à ces nantis

Qui dominaient le monde, tenaient les peuples en laisse

Sans se soucier de leur sort ni de leur détresse.

 

Et tout brûlait enfin dans une ambiance folle

De foules en délire dansant la carmagnole.

Mais quand il n’y eut plus que ruines autour d’eux

Les humains se sentirent soudain un peu anxieux.

 

Et ceux qui, du chaos, furent les inspirateurs

Se découvrirent alors des âmes de dictateurs.

S’appuyant sur des restes d’armée et de police

Ils orchestrèrent une longue période d’injustice

 

Qu’on surnomma ensuite « Le temps de la terreur ».

Les plus furieux comptaient quelques accapareurs

Qui, à leur tour, créant de nouvelles entreprises

Remirent à la peine les foules insoumises.  

 

Tout était à refaire. Mon dieu que c’était triste !

Ne pourra-t-on détruire l’instinct capitaliste

Qui renaît toujours même quand on croit qu’on le tue

Souvent chez ceux qu’on pensait parés de vertus ?

 

Au réveil j’eus beaucoup de mal à m’en remettre

Méfions nous des tribuns aux accents prophétiques

Qu’adulent des militants obtus et dogmatiques

Et comme Louise Michel n’ayons « Ni dieu, ni maître ».

 

VIVA

 

 JB

 

   

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