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J'attends 20 Heures

Poème d’un confiné

 

 

 

 

 

 

J’attends vingt heures

 

Salut chères marquises et galants sigisbées

Dès l’aube, après mon café, j’ouvre l’ordinateur

Compulse les nouvelles qui vite vont me barber

Par leur panurgisme dépourvu de rigueur.

 

J’occulte le nom qui est sur toutes les pages

Dans nos journaux et dans ceux de tous nos  voisins.

Il comporte le son « vid » source d’un grand carnage

Un « vid » qui fait le plein de trépas quotidiens.

 

La presse n’ayant pas nourri le dictamen

De ma conscience à l’affut d’une inspiration

C’est dans les petits riens que ma pensée m’amène

A trouver les éléments de cette composition.

 

Eurêka ! La clochette ! Car dans le chant mon ton

N’a pas le timbre d’un ténor ou d’un baryton

Je ne puis donc chaque soir entonner Nabucco

Au risque que les fenêtres ne se ferment illico

 

Alors dès vingt heures  je m’empare de ma clochette

Du quatrième étage je l’agite très fort

Et aussitôt les voisins risquent un œil dehors.

S’ensuivent des émois et des clameurs de fête.

 

Une trompe soudain vient me prêter main forte

Au milieu des bravos et applaudissements.

Oui, notre rue a cessé d’être une rue morte

Et nargue le covid, de son confinement.

 

Chaque jour, pour m’évader, j’ai mes photos d’archive

Que mon ordinateur se plait à déloger.

Permettez- moi  de vous faire à tous partager

Des instants de bonheur aux vertus curatives.

 

 

Viva 

    

 

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