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Un retour ébloui

Etranges rémanences.

(Après cette intempestive pub à ignorer)

 

 

 

 

Un retour ébloui.

 

A Antibes des étourneaux viennent passer la nuit

Sur le Micocoulier qu’ils prennent pour un hôtel

Le pinson aimerait qu’ils fassent moins de bruit

Mais le jour apprécie leurs dessins dans le ciel

 

Eux sont toujours là-bas. Nous, on est à Paris

Avec dans la tête, sur la route de l’aéroport,

Ces  Alpes maritimes  qui nous ont éblouis

Par leur blancheur recouvrant tous les contreforts.

 

C’était plus beau que beau. C’était sublimissime !

La voiture d’Annie roulait dans leur direction

Pourquoi donc vira-elle à cette bifurcation

Qui m’arracha  à l’envoûtement de ces cimes ?

 

J’ai rêvé qu’on filerait tout droit jusqu’à elles

Et qu’aux premières hauteurs l’auto s’envolerait

Pour  rejoindre cette poudreuse providentielle

Dans laquelle tout doucement elle disparaitrait.

 

Quand j’ouvris l’œil, l’Airbus  se posait à Orly

Mais moi j’avais encore au fond de mon regard

Ces monts immaculés, ce rêve non aboli

Qui me  masquait les couloirs  de l’aérogare

 

Et dans ce taxi qui, par la porte d’Orléans,

Dans un Paris triste  roulait vers la Convention

Je croyais voir Annie accrochée au volant

Qui  fixait la montagne avec fascination.

 

Viva !

 

JB

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