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LA COMMUNE A PASSE PAR LA

Cent cinquante ans qu’elle est passée. Ne l’oublions pas.

( Glissez sur la pub insolente)
 

 

 

 

Ce matin pour célébrer le cent cinquantième anniversaire de la Commune de Paris j’ai failli composer une « rimaille » Mais au moment précis où mes deux index frôlaient les lettres du clavier un nom a résonné dans ma tête : Eugène Pottier. Vous connaissez tous le grand poète communard auteur des paroles de l’INTERNATIONALE qui deviendra plus tard l’hymne des communistes et sera hélas dévoyé par les régimes staliniens qui ont transformé cette belle aspiration libertaire en tyrannie.

Mais Eugène Pottier est aussi l’auteur des flamboyants huitains qui vont suivre et quand je les lis, je pense bien sûr à Louise Michel, Jules Vallès, Delescluze, Rossel et tant d’autres. Puissent-ils  ne jamais disparaître de nos mémoires

 

 

LA COMMUNE A PASSÉ PAR LÀ !

Eugène Pottier

 

À Éd. Vaillant, membre de la Commune.

 

La Commune est un coup de foudre,
Et Paris peut en être fier ;
Ce globe inquiet sent la poudre
Tout comme si c’était hier.
Défaite attendant sa revanche,
Fracasse, Vautour, Loyola
Depuis lors branlent dans le manche…
La Commune a passé par là !

La lutte a dépavé la rue
Et décimé les bataillons ;
L’Égalité mit sa charrue
Pour fouiller au cœur des sillons.
Ce fut une hécatombe immense ;
Mais partout où le sang coula
Nous voyons germer la semence…
La Commune a passé par là !

Elle exécrait le faux grand homme
Sur une colonne planté,
Et ce culte à la guerre, comme
Une insulte à l’humanité.
Que Chauvin rugisse ou clabaude,
Le singe arriéré d’Attila
Est tombé d’une chiquenaude…
La Commune a passé par là !


Il vous souvient des Tuileries ?
Décembre y logea son bourreau ;
Il en fit par ses drôleries
Un palais à gros numéro.
En ce temps de peste et de lucre
À l’amour il donnait le la…
Un jour on y brûla du sucre.
La Commune a passé par là !

États-Unis et vieille Europe,
Le travail ouvre ses Congrès,
La Science a pris la varlope,
Les marteaux forgent le Progrès.
Au soleil l’avenir se trame,
Pas de frontières pour cela :
Les peuples n’ont plus qu’un programme !
La Commune a passé par là !

Le Congrès dit : « Je revendique
Sols, mines, puits, canal et rail,
Télégraphe, steamer, fabrique
Les grands instruments de travail.
Pour la production géante
Socialisons tout cela,
Biffons la classe fainéante »… 
La Commune a passé par là !

Les cerveaux boivent la lumière,
Elle grandit les travailleurs ;
Dans l’atelier, dans la chaumière,
Ils sont plus instruits et meilleurs.
Lorsqu’au fond du plus pauvre bouge
On crie : « Ô grand jour, te voilà ! »
C’est qu’ils rêvent du drapeau rouge !
La Commune a passé par là !

 

VIVA

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