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Une dépendance mortifère

« On est trop vorace en énergie

C’est la faute à qui ?»

 

 

Une dépendance mortifère

 

Jadis, des bus sillonnaient les routes vicinales

Et avaient une station dans tous les villages

Pour conduire les gens qui attendaient leur passage

Vers les gros bourgs ou les villes départementales.

 

Jadis, dans nos campagnes passaient de petits trains

Qui sifflaient en longeant des champs couverts de fleurs

Et près de jolies gares prenaient des voyageurs

Qui se rendaient dans d’importants centres urbains.

 

On surnommait les premiers, « bus des travailleurs ».

Et les seconds – très appréciés des maraichers

Et des ménagères – « les petits trains des marchés ».

Les véhicules  privés leur ont porté malheur

 

Chez nous ça a commencé juste après la guerre

La « Quatre chevaux » Renault, mignonne et fort amène,

Fit fantasmer petits bourgeois et prolétaires.

Elle fut suivie par la « deux chevaux» Citroën.

 

Cette voiture moins coquette et plus utilitaire,

Destinée à séduire les petits artisans,

Les commerçants – et pourquoi pas les paysans  –

Connut un succès qui dépassa nos frontières.

 

L’envie s’était ancrée. Elle devint manifeste

Se répandit dans le peuple comme la peste.

Ne pas avoir d’auto devint une exception

Qui se solda par d’irrémédiables punitions

 

Perdant trop de clients les bus se firent rares

Et les trains désertèrent les petites gares.

Ceux qui ne comptent que sur le transport public

Connaissent à la campagne une vie problématique.

 

La solution est claire, il faudrait investir

Sur les trains et les bus que la voiture a tués

Mais à elle on s’est tellement habitué

Que notre entendement s’est mis à défaillir.

 

 

JB

 

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