Sous les préaux de l’école
les cassus étaient les rois.
Au jeu de billes, fort adroits
Ils amassaient des pactoles.
Je fus tant de fois arnaqué
Par leurs avances mercantiles
Que j’ai fini par fabriquer
De fausses billes en argile.
Hélas elles n’ont pas résisté
Longtemps à leurs tirs ajustés.
L’une d’elle un jour s’est brisée
Déclenchant sur moi les risées
De ces agioteurs avisés
A cause de ces bisbilles
J’y ai perdu toutes mes billes
De fausses billes sans valeurs.
Pas de quoi crier au malheur.
Pour me venger de leurs méfaits
J’ai lancé le jeu des osselets
Qui se joue avec des galets
Les cassus sont tombés de haut
Et ont dû quitter le préau.
Cessons de faire confiance
A ces cassus sans largesse
Qui veulent faire plier la Grèce
Et demain, sans doute, la France.
Deux mille milliard de billes
Pour sûr, ça se resquille !
VIVAAAA !
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