Sonnet Hellénique
C’était en revenant l’an passé de Hydra
Que du haut du ferry nous avions vu Poros.
Très charmés, l’on s’est dit, c’est sûr, on reviendra
Et nous avons tout fait pour que ce vœu s’exauce.
Le port est animé, et les maisons sont belles.
Derrière leurs façades qui suivent le rivage
Se déploient des montées et de blanches venelles
Abritant des tavernes et des vieillards sans âge
Qui, sous l’ombrage des platanes, prennent le frais
Comme depuis Homère, chaque soir, ils l’ont fait.
Eux et leurs descendants, étranges copies conformes,
Se tiennent à l’abri des foules qui débarquent du port.
Dans de secretes recoins, ils échappent aux normes
Et vivront dans la paix jusqu’au jour de leur mort.
JB
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