Bon, je dois avouer que j’en ai un peu marre de parler ou d’écrire au sens propre. A force on devient redondant. Alors m’inspirant du grand Jean de La Fontaine je vais essayer, à mon petit niveau, la parabole animalière. C’est un exercice amusant.
De vieux béliers bêlants menaient le grand cheptel
Depuis des décennies. Les uns marchaient à droite
Et les autres à gauche d’une pâture étroite
Entrainant derrière eux le troupeau de fidèles.
Mais les deux bas côtés ne firent plus recette
Trop foulés par les pas, l’herbe n’y poussait plus.
Advint un jeune mâle qui n’étant pas bête
Décida les moutons à quitter les talus.
Suivez moi leur dit-il, le centre est plus herbu.
Moi je vous mènerai là-haut sur les alpages,
Où l’on trouve à foison d’alléchants pâturages.
A force de brouter au milieu du chemin
L’herbe se raréfia mais jamais ne survint
Cette aire d’abondance qui n’était qu’un mirage.
JB
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