Je viens d’écrire le poème qui suit. Il fait gris ce matin à Antibes, mais qu’importe le temps, je vais à la mer…
Mon cerveau n’est pas vif par ce matin d’automne.
Je rame pour trouver une idée de poème
Il fait encore très noir. Au loin le clocher sonne
Et furieux d’être sec je grogne et blasphème
Les mouettes m’agacent, les tourterelles aussi
Fermez-la, nom de dieu ! j’ai besoin de silence !
Ce blocage cérébral me cause du souci
Serait-ce le début de la sénescence ?
Des vers sourdent soudain comme un jet de lumière
Et je vois les images de ces aubes navrantes
Où les lunes sont atroces et les soleils amers.
Rimbaud m’a envahi et ce sont ses visions
Qui me neutralisent, et entrent en action.
Il faut que je m’éclate et que j’aille à la mer
Pour que la grande bleue du génie me libère
Et que revienne enfin mon humble inspiration.
JB
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