Ce matin en allant à la mer, j’ai vécu une double émotion qui m’a inspiré ce poème.
Le vent ne souffle plus et la mer est tranquille
Mais l’ayant vu furieuse je me méfie d’elle.
J’entre donc prudemment dans son eau versatile
Et ressens la douceur d’un amour maternel
Je nage avec délice dans celle qui percuta
Les vieux remparts d’Antibes avec tant de fureur
Je suis comme un fétus dans son placenta
Je nage dans la joie. Je nage en plein bonheur.
Au retour de la plage sur la promenade
Une silhouette devant moi se balade
Son élégance est telle que j’en suis séduit.
Un pantalon flottant, des chaussures légères,
Un joli chemisier, une démarche altière.
Je ne m’approche pas mais des yeux je la suis
Ne la vois que de dos et cela me suffit.
Cette image attrayante qu’elle offre à ma vue
Doit garder son mystère, être comme un mirage.
Elle s’est donc éloignée puis elle a disparu
Cette femme sans âge mais aussi sans visage
Qui restera pour moi une belle inconnue.
JB
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