Le poème du jour…
J’adorais les Beurettes des années quatre-vingts
Leur teint ensoleillé, leur belle chevelure,
Leurs yeux noirs et ardents, leurs rires cristallins.
Elles avaient du chien, du charme et de l’allure.
Elles étaient effrontées, fières et audacieuses,
Raillaient les faux-dévots qui voulaient les voiler
Détestaient les imams aux sourates captieuses
Sans renier leurs racines et sans apostasier.
Leurs familles sous l’ascendant des prêcheurs sectaires
Se mirent à critiquer cette émancipation
Elles furent molestées par leurs pères ou leurs frères
Qui les firent disparaitre de la circulation.
Elles nous manquent, c’est sûr, ces belles Maghrébines
Qui enchantaient nos rues, qu’on voudrait tant revoir.
Hélas, celles d'aujourd'hui se terrent clandestines
Dans les tissus de deuil de leur niqab noir.
JB
La pub qui s'inscrit dans les textes est récente. Elle se fait contre ma volonté sans qu'on m'ait demandé mon avis. Ne la lisez surtout pas. C'est une intrusion.
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