Nostalgie quand tu nous tiens….
( Après cette maudite pub)
Pauvre Marianne !
Bien qu’empêtrée souvent dans des contradictions
Marianne dans ma jeunesse était fort motivante
Elle avait ce port noble, cette beauté arrogante
D’une femme enfantée par la révolution.
Au nom de la liberté, très louable idéal,
Elle s’est lancée dans l’aventure coloniale
L’égalité la somma d’ouvrir des écoles
Pour répandre sur ses terres nouvelles la bonne parole.
Puis la fraternité fit d’elle une marâtre
Qui réprima tous ceux qui, s’étant inspiré
De ses trois grands principes, voulurent la combattre.
Elle perdit toutes les guerres qu’elle avait inspirées
Même si ceux qui l’incarnaient étaient affectés
Par des déviances qui amoindrissaient son image
Elle restait, à mes yeux, un symbole respecté,
Cette Dame qui avait aboli le servage.
Aujourd’hui, malgré ce jeune homme qui nous gouverne
Le drapeau de nos rêves ne peut être qu’en berne.
Marianne a pris des rides, sa voix ne porte plus
Elle marche avec lenteur. Ses membres sont perclus.
Que faire pour stopper cette senescence pathétique ?
D’abord savoir ne pas écouter les phraseurs
Qui dirigent la plupart des partis politiques
Et veulent se faire passer pour nos futurs sauveurs.
Ensuite alléger toutes les administrations
Où la bureaucratie règne sans la moindre hardiesse.
Notre président ne peut faire longtemp illusion,
Son âge, de Marianne n’ôtera pas la vieillesse.
La France, jadis pionnière dans d’illustres domaines,
Est aujourd’hui peu compétitive, à la traine,
A cause de ce système de cooptations
Qui laisse à l’écart de vaillants capitaines.
D’une révolution, comme d’un bain de jouvence,
Marianne pourrait ressortir vaillante comme avant
Mais pour ce faire il faudrait que soient creuses les panses
Et les cerveaux moins pleins de leurres anesthésiants.
Ils ont tous, de l’histoire, retenu les leçons
Ces nantis qui accaparent les richesses planétaires
Et embrument nos pensées avec leurs inventions
Tout en gérant les pénuries alimentaires.
Qui marcherait sur l’Elysée pour en extraire
A grands cris le boulanger et sa boulangère ?
Les boutiques sont pleines. Partout il y a du pain.
Et les soulèvements n’ont pas lieu sans levain.
JB
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