Ce matin, de ma fenêtre (glissez sur la pub)
Ils sont venus, Ils sont partis.
De ma fenêtre j’ai écouté leurs pépiements
Quand dans Paris ne roulait plus aucune voiture
C’était durant le tout premier confinement
Les tilleuls de ma rue avaient fort belle allure.
La suie ne ternissait plus leurs tendres verdures
Où des centaines d’oiseaux survenus par surprise
Se regroupaient matin et soir dans les ramures
Pour nous offrir des chants d’une douceur exquise.
Ô cher confinement qui apaisait la ville
Où pour une fois Paris respirait un air pur
Que ne polluait pas les moteurs des voitures
Et leurs vrombissements incessants et fébriles.
Pour une fois ces machines restaient à l’arrêt
Et la nature osait s’évader des jardins
Où l’a emprisonné notre monde citadin
Pour répandre sur la ville ses apaisants bienfaits.
Je contemple en cet instant les proches tilleuls
Assourdis comme moi par les bruits de la rue
Je crois que, comme moi, ils se sentent bien seuls
Depuis que les oiseaux chanteurs ont disparu.
JB
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