Ma pensée du jour. ( Glissez sur la pub)
Méduses, moustiques et déjections. !
Hier matin les méduses, de bain, m’ont privé,
Le soir, en arrosant mes fleurs je fus piqué
Par une armée de moustiques tigre très motivée
Qui dans notre cour se plait à bivouaquer.
Pourquoi paressez-vous vous geckos dans les ombrages
Des vieux murs de notre maison et sous son toit ?
De ces culicidés faites-vous élevage ?
Je les trouve bien gras, tout comme vous, ma foi !
Vous n’avez plus besoin d’être vifs comme l’éclair.
Ayant tout à portée pour soulager vos faims.
Vous avez perdu vos qualités premières
Et n’êtes, c’est une évidence, plus bons à rien !
Naguère quand vous sortiez à la tombée du soir
Je ne parvenais pas à vous apercevoir
De prédateurs furtifs et soudain fulgurants,
Vous êtes devenus lents comme des bœufs dans un champ !
Or, je vous suis des yeux quand au soleil couchant
Vous rejoigniez pesamment ma jardinière
Comme si vous alliez vous repaître sur vos terres
Près des couvains qui assurent les repeuplements.
Ils sont si bien cachés et je ne les vois pas
Mais le soir, quand j’arrose mes fleurs multicolores,
Une nuée vorace m’assaille car elle adore
Mon sang trop riche en sucre qui lui sert de repas.
Et quand ils sont repus vous venez vous nourrir
De ces insectes maudits et mithridatisés
Qu’aucun anti-moustique ne fait désormais fuir.
Franchement, gras geckos, de moi vous abusez !
Dois-je vous remplacer par des lézards cachectiques
Importés de pays où règne la famine
Et qui en dévorant vos réserves de moustiques
M’éviteraient d’être attaqué quand je jardine ?
Je crois hélas, qu’ils deviendraient tous comme vous,
Des culicidés sédentarisés et mous,
Préférant aux aléas de la chasse sauvage
La reposante tranquillité de l’élevage.
Même les goélands, l’été, ne pêchent plus en mer
Près des remparts ils attendent les pourvoyeurs
Qui les fournissent en détritus alimentaires
Ce qui met en fureur le goéland râleur.
Il a de plus en plus de mal avec sa troupe
Quand il veut l’emmener pêcher à la Garoupe.
En les nourrissant, les gens en font des mendiants
Qui rechignent à l’effort et perdent leur allant.
Quant aux thons, des méduses, les grands prédateurs
On s’en est régalé pendant bien trop d’années
Il n’en reste presque plus en Méditerranée
Et leurs proies par milliers s’en prennent aux baigneurs.
Quant à la mer si bleue naguère à la Salis
Cette plage antiboise qui était très prisée,
En plus des méduses, elle se couvre d’immondices
Rejetés par les flots, de crasse irisés.
De voir se dégrader cette ville si sympathique
Chaque été envahie par des foules peu civiques
Qui laissent, trop souvent, traîner leurs salissures
Sans qu’on les en empêche, flaire un peu l’imposture.
Que fait donc la mairie pour changer cette image
Où sont les préposés chargés du nettoyage
Et ceux qui doivent veiller aux incivilités ?
Sont-ils accablés par les chaleurs de l’été ?
Antibes est pourtant riche, que dis-je, très prospère,
Avec son quai pour les yachts des milliardaires
Et son Cap qui abrite les plus riches d’entre eux.
Certes, ces gens ne se mélangent pas avec les gueux
Et vont, même quand ils passent au large de leurs plages,
Purger les fosses septiques de leurs superbes bateaux
Un peu comme s’ils faisaient à la plèbe le cadeau
De leurs déjections, le seul bien qu’ils partagent !
Allons, monsieur le maire chérissez votre ville
Ne l’orientez pas vers les soins palliatifs
Cette cité, jadis grecque, est restée très agile
Et ses citoyens rêvent de vous voir plus actif
Viva ! JB
/image%2F1297919%2F20220104%2Fob_2d6031_241965885-10220730996689928-5143458332.jpeg)
/image%2F1297919%2F20220703%2Fob_e641b4_plages-antibes-31-fotolia-32211092.jpg)
/image%2F1297919%2F20220703%2Fob_d0408a_10-1.jpg)
/image%2F1297919%2F20220703%2Fob_d0812b_g-gecko-060517-6167-trij.jpg)
/image%2F1297919%2F20220703%2Fob_5a9fe8_download.jpg)
/image%2F1297919%2F20220703%2Fob_76f567_1200px-hemidactylus-frenatus-9700.jpg)